Contexte historique
- Seconde guerre sino-japonaise — Wikipédia (wikipedia.org)
- 19 septembre 1931 le Japon attaque la Chine – YouTube
- Les intellectuels français face à la guerre sino-japonaise (1931-1939) | Cairn.info
COTÉ CHINOIS
DEWOITINE 510
Pour contrer l’invasion japonaise, la Chine a acheté une grande variété d’avions à l’étranger dont vingt quatre D-510 piloté par des volontaires français.
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Maquette réalisée par Philippe MARTIN
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CURTISS HAWK III (BF2C)
La Chine nationaliste reçut son premier exemplaire le 19 mars 1936 et son dernier le 7 juin 1938. Les 90 derniers furent assemblés par la CAMCO (Central Aircraft Manufacturing Company) à Hangzhou. La chine l’utilisa comme chasseur principal avec ses Hawk II et ses CR.32. Ils furent utilisés contre les forces japonaises dès 1937 et équipaient 7 escadrons de chasse, dont 6 à Nanchang. Face aux premiers chasseurs biplans ou aux bombardiers sans escorte, il put tirer son épingle du jeu. Mais il fut surclassé à l’apparition des Mitsubishi A5M Zéro et remplacé par les Polikarpov I-15 et I-16.
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L’as Liu Chi-Sheng (10 victoires) du 21 Pursuit Squadron (Les Chinois utilisaient des dénominations « à l’américaine »). En 1944, une poignée d’exemplaires étaient encore utilisés pour l’entraînement.
Maquette réalisée par Jérôme SEGRESTAA
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BOEING 281
Le Boeing Model 281 est la version d’exportation du P-26C Peashooter. La Chine nationaliste en reçu 11 exemplaires qu’elle utilisa durant les guerres Sino-Japonaises.
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Voici l’appareil de l’as Chinois (d’origine Américaine), John « Buffalo » Wong Sun-Shui lorsqu’il servait au 17th Pursuit Squadron. Il remporta 8,5 victoires avant de tomber au combat en 1941 contre un chasseur zéro Japonais. Ce dernier surclassait alors largement tout ce que les Chinois pouvait lui opposer…
Les Japonais considérait leurs homologues Chinois avec beaucoup d’arrogance, ce qui leur causa de très nombreuses déconvenues. Ainsi, Le 15 août 1937, 20 bombardiers G3M avaient décollé directement d’Omura, au Japon, pour attaquer Nankin sans la moindre couverture de chasse. Depuis Chu Yung, les escadrilles du 3e Pursuit Group décollèrent en urgence, constituant un mélange hétéroclite de Boeing 281, de Fiat CR.32 et de Hawk II, ainsi qu’un Hawk III. Dans la mêlée initiale qui s’ensuivit, quatre G3M furent abattus et six endommagés. Les revendications restèrent confuses, mais il est généralement admis que le capitaine Wong Sun-Shui (à bord du n° 1703) abattit le premier G3M tombé lors de la bataille de Nankin. Les huit Boeing du 17th PS attaquèrent une formation de six bombardiers Mitsubishi G3M au-dessus de Nankin et affirmèrent les avoir tous abattus sans pertes. Les autres avions japonais tentèrent de prendre la fuite et le 8th PS se lança alors à leur poursuite. En raison de la faible couverture nuageuse, chaque groupe combattait de manière isolée, sans coordination. Malgré tout, un total de 14 avions japonais furent abattus pour cinq avions chinois endommagés ce jour là. Les chasseurs Chinois réitèreront ce genre d’exploit un certain nombre de fois avant que les Japonais ne réagissent en faisant accompagner leurs bombardiers par de lourdes escortes de chasse.
Maquette réalisée par Jérôme SEGRESTAA
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CURTISS P40
Les Tigres volants (en anglais : Flying Tigers) est le surnom donné à une escadrille de pilotes américains, de son nom officiel 1st American Volunteer Group (« Premier Groupe de volontaires américains »), ou AVG. Basée en Chine durant la Seconde Guerre mondiale, l’escadrille participe notamment à la guerre sino-japonaise et à la campagne de Birmanie.
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Maquette réalisée par Patrick GOHIER
Pour en savoir plus
- Tigres volants (escadrille) — Wikipédia (wikipedia.org)
- 2e Guerre Mondiale – Les Tigres Volants – Vidéo Dailymotion
- documentaire les tigres volants – Vidéo Dailymotion
NORTHROP GAMMA 2E
Le Northrop Gamma 2E était une version militaire de la gamme des avions Gamma, développé à l’origine comme avion de transport et d’exploration. En dépit de ses performances médiocres, sa charge de bombe était assez exceptionnelle pour un bombardier monomoteur, pouvant atteindre près de 750 kg. Il fut employé par la Force aérienne de la Chine nationaliste en tant que bombardier léger jusqu’en 1938, une partie des 25 exemplaires étant par ailleurs construite en Chine. Northrop continuera a développer la machine jusqu’à la version A-17, la plus répandue. Ses ingénieurs passeront à la concurrence chez Douglas et développeront le SBD dauntless, qui présente un air de famille très prononcé avec son prédécesseur.
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William Labussière, un des Français engagé volontaire, intègre le 14th Foreign Squadron des forces aériennes nationalistes Chinoises en octobre 1937, sous l’autorité du colonel Claire Lee Chennault. Il lui confiera le commandement de la 41e escadrille de chasse du Yunan volant sur Dewoitine D.510C. Devant le comportement écœurant de la plupart des pilotes mercenaires de l’unité, qui se faisaient porter pale à chaque alerte, il demanda lui-même la dissolution de l’escadrille. Le colonel Chennault considérait Labussière comme l’un des ses meilleurs pilotes et les deux hommes conserveront une amitié indéfectible tout au long de leurs vies.
Le 24 février 1938, Labussière prend part au bombardement de l’aérodrome et de la gare du Xinxiang, qui devait mettre en œuvre six Vultee V-11. L’avion de Labussière était hors d’usage mais pas question de laisser les autres partir sans lui: Il ordonne de préparer l’unique appareil disponible, un Northrop 2E. On charge donc l’appareil poussif en bombes au maximum de ses possibilités, sans approvisionner les mitrailleuses, sans viseur de bombardement et sans embarquer de mitrailleur arrière! L’absence de viseur oblige Labussière à faire son bombardement en semi-piqué sur un dépôt de munition. La manette de largage refuse de fonctionner et fini par se briser dans ses mains. Il devra faire ainsi trois passages, alors que les cinq autres appareils sont déjà loin. La DCA se déchaîne sur cet objectif isolé, lorsqu’il utilise la commande de largage d’urgence qui libère enfin tous les projectiles d’un coup. Touché de plein fouet, le dépôt explose, et Labussière s’éloigne enfin.
Maquette réalisée par Jérôme SEGRESTAA
Pour en savoir plus
- Northrop Gamma — Wikipédia
- Northrop Gamma 2E en service avec l’armée de l’air de la République de Chine
COTÉ JAPONAIS
MITSUBISHI A5M « Claude »
Entré en service en 1936, il était alors le premier chasseur embarqué monoplan au monde. Il fut employé pour la première fois durant la seconde guerre sino-japonaise avec succès et fut relégué aux unités de seconde ligne et d’entraînement durant la Seconde Guerre mondiale. Il fut conçu par l’ingénieur Jirō Horikoshi, qui concevra plus tard le célèbre A6M Zero considéré comme étant le meilleur chasseur japonais de l’époque. C’est d’ailleurs ce dernier appareil qui remplaça le A5M dans les unités de première ligne embarquées à bord des porte-avions jusqu’à la fin de la guerre.
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Maquette réalisée par olivier CHAPON
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NAKAJIMA Ki 27
Le Nakajima Ki-27, également connu sous le nom de Type 97, a été introduit en service en 1937 et a servi comme chasseur principal de l’Armée impériale japonaise jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale. Bien qu’il ait été surclassé par des avions tels que le Curtiss P-40 et les I-16 soviétiques, le Ki-27 a été apprécié pour sa maniabilité et ses performances en combat aérien au début du conflit. Après sa retraite en tant que chasseur, il a continué à être utilisé comme avion d’entraînement et a été employé par d’autres armées, notamment celles de Mandchoukouo et de Thaïlande.
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Appareil de Hiromichi Shinohara, 1er Chutai/64ème Sentai, pendant l' »incident » du Nomonhan (Khalkhin Gol pour les Russes) en 1939. As des as de l’IJAAF, il a été crédité (sans doute exagérément) de 11 victoires obtenues en un seul jour. Il fut tué au combat en Aout 1939, après avoir obtenu (toujours selon les Japonais) 58 victoires en trois mois.
Maquette réalisée par Jérome SEGRESTAA
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KAWASAKI Ki-10 « Perry »
Les premiers exemplaires de série entrèrent en service actif au sein de l’aviation terrestre japonaise en décembre 1935, soit moins de deux mois après la signature du contrat. Le Kawasaki Ki-10-I avait alors la réputation d’être un avion stable, facile de pilotage, et assez manœuvrable. Le dernier Ki-10-I fut livré en octobre 1937. À cette époque l’avion avait déjà connu le feu en Chine, face à la chasse de ce pays. Ils s’étaient notamment octroyé des victoires aériennes face à des avions aussi différents que le bombardier léger Bellanca 28-90 Flash, le chasseur Breda Ba.27M, ou encore le Vought V-65C Corsair de reconnaissance.
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La suprématie du Kawasaki Ki-10 sur le ciel chinois fut totale jusqu’à 1940 et la généralisation du monoplan Nakajima Ki-27 Clint. Pour autant le chasseur biplan demeura très actif dans ce conflit. En fait il fallut attendre le second semestre 1941 et l’arrivée des fameux Flying Tigers américains sur Curtiss P-40 Warhawk pour que le Ki-10 commence à vraiment laisser des plumes dans le ciel chinois. Le monoplan américain le surclassait totalement ! Néanmoins ce chasseur biplan était toujours en service en Chine quand le Japon attaqua les États-Unis au matin du 7 décembre 1941.
Maquette réalisée par Jérôme SEGRESTAA
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