Contexte Historique

Depuis les origines de l’aviation, la vitesse d’un avion a toujours été l’apport le plus fascinant et différentes compétitions ont été organisées pour stimuler les progrès dans ce domaine. De 1909 à 1914, il y a eu ainsi plusieurs coupes Gordon-Bennett qui portèrent la vitesse de 75 à 203 km/h. Après la guerre, un mécène français, Henri Deutsch de la Meurthe, renoua avec la tradition en dotant une nouvelle coupe à son nom, disputée en 1921 et en 1922. Puis la coupe Beaumont est organisée en 1924 et les 300 Km/h sont dépassés en Europe mais, aux Etats-Unis, le vainqueur du trophée Pulitzer de 1925 franchit la barre des 400Km/h.

Cette course à la vitesse en formule libre a conduit à des appareils de plus en plus puissants, de plus en plus couteux, et de plus en plus dangereux. Par exemple, le manque d’efficacité des gouvernes de vol aux basses vitesses et le peu de fiabilité des freins des avions terrestres ne permettaient, que difficilement, d’équilibrer le couple de l’hélice au décollage, qui croissait avec la puissance installée.

En 1932, Suzanne Deutsch de la Meurthe, reprenant la tradition familiale à la mémoire de son père, confia à l’aéro-club de France le soin d’organiser à nouveau une compétition de vitesse, mais assortie d’un règlement imposant aux constructeurs quelques paramètres stricts encadrant la conception des avions et des conditions précises régissant la compétition. La victoire ne dépendrait plus seulement de la puissance installée mais principalement de la qualité du travail des ingénieurs et de la maitrise des pilotes.

Le point essentiel de ce règlement était la limitation de la cylindrée à 8 litres, valeur correspondant à de nombreux types de moteurs équipant alors des avions de tourisme. On prévenait ainsi tout excès de puissance et cela conduisait à la conception d’avions de dimensions modestes, réalisables sans mise de fond considérable. Autre point important : la vitesse était toujours l’objectif mais elle devait être tenue sur une distance de 2000 km, fractionnée en deux manches égales, séparées par un arrêt de 90 minutes. Les pilotes avaient la faculté de se ravitailler tous les 500 kms mais le temps d’arrêt était compris dans le temps de vol. Troisième exigence enfin : pour pouvoir participer, chaque concurrent devait se qualifier 15 jours avant la compétition fixée au 28 mai, par un vol de 100 km à plus de 200Km/h. Cette clause élimina d’emblée plusieurs concurrents qui n’étaient pas prêts à temps.

Le renouveau de cette coupe était un défi lancé à l’ensemble des constructeurs français. Tous ne répondirent pas : Breguet, Nieuport, Morane-Saulnier furent absents. Les compétiteurs nationaux appartenaient à deux catégories : des industriels bien installés comme Caudron-Renault, Farman ou Potez et des constructeurs marginaux comme Kellner-béchereau, Payen ou Albert, qui voyaient là, une opportunité d’affirmer leurs capacités. Car ce genre de compétition, largement relayées par la presse et les actualités cinématographiques, suscitaient un intérêt passionné du public. L’aviation n’était pas encore banalisée, et ses acteurs devenaient vite les idoles des foules.

 

COUPE DEUTSCH DE LA MEURTHE

 

NIEUPORT-DELAGE « Sesquiplan »

Un sesquiplan (du latin de sesqui signifiant littéralement un et demi) est un biplan dont l’aile inférieure est d’une surface équivalente à la moitié ou moins de la moitié de celle de l’aile supérieure. L’intérêt de cette configuration est en partie de réduire les effets de la traînée d’interférence et de conserver des qualités aérodynamiques proches de celles d’un biplan ordinaire, mais avec un poids moindre et une visibilité accrue vers le bas. Les avions Nieuport en sont des exemples parfaits.

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2 exemplaires construits. Il est vainqueur de la coupe DEUSTCH en 1921 et permit à Sadi Lecointe de battre le record du Monde de vitesse à 375 km/h, le 15 févier 1923.

Maquette réalisée en scratch au 1/72 par Denis VAN BRUSSEL

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FARMAN F380

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Avion monoplace de course. 1 seul exemplaire construit. Confié à Maurice Arnoux pour la Coupe Deutsch de la Meurthe 1933, il dut abandonner dés le départ à la suite de la rupture du train monotrace. Avant la course,  cet avion a battu le record du monde à 303km/h sur une course de 200kms.

Maquette réalisée par Régis BIAUX

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CAUDRON C.362

Le Caudron C.362 et le C.366, presque identiques, étaient des avions de course monoplaces dessinés par Marcel Riffard construits en 1933 par Caudron – Renault pour participer à la Coupe Deutsch de la Meurthe de 1933. Lors des essais de la coupe 1933, trois C.362 et 366 sont présents. 

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Le , Ludovic Arrachart (1897-1933) se tue lorsque son C.362 s’écrase après une panne moteur (carburateur) alors qu’il participait aux vols d’essai de la coupe. Le lendemain, le C.366, piloté par Henri Valot (1903-1933), est gravement endommagé lors d’un accident à l’atterrissage (train détruit), forçant son retrait de la compétition. L’avion restant, piloté par Delmotte, termine deuxième du concours, parcourant 2 000 km en h 52 min 5 s, soit une vitesse de 317,04 km/h.

maquette réalisée par Stéphane GUERRERO

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CAUDRON C450 « rafale »

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Pour la Coupe Deutsch de la Meurthe de 1934, on transforma un exemplaire du C.430 en C.450 et 3 exemplaires du C.460 furent construits. Le C.450, version à train fixe et motorisé avec un Renault 433, était piloté par Maurice Arnoux et inscrit en n°13, arriva le premier à la vitesse de 389 km/h.

maquette réalisée par Jean-Baptiste MATHIEU

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CAUDRON C.561

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Le Caudron C-561 est un « racer », construit à un seul exemplaire, pour participer à la coupe Deutsch de la Meurthe en 1936. C’est un dérivé du Caudron C.460. La principale particularité de cet appareil se situe au niveau du poste de pilotage qui est entièrement « noyé » dans le fuselage. Il ne participera pas à l’épreuve en raison de soucis techniques mais devait concourir pour l’édition de 1937, qui n’a jamais eu lieu. Avec l’édition de 1936, s’achève l’épopée de la course Deutsch de la Meurthe et la fin de la lignée des racers Caudron.

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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BUGATTI – DE MONGE « 100P »

Le Bugatti-De Monge 100 est un avion de course expérimental conçu conjointement par Ettore Bugatti et Louis de Monge en 1938, peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Il est exposé au EAA AirVenture Museum dans le Wisconsin aux États-Unis.

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Cet avion avait été conçu en 1937, et construit pour participer à la « Coupe Deutsch de la Meurthe » en 1938, contre notamment Max Holste (futur concepteur, notamment, des Broussard) et Nicolas Roland Payen sur Payen Pa-100, et tenter de battre le record du monde de vitesse. L’avion était déjà presque terminé, mais l’arrivée de la Seconde Guerre mondiale a mis le projet en sommeil, et il ne fut pas terminé par la suite. Il n’a donc jamais volé.

 

Maquette réalisée en scratch au 1/72 par Denis VAN BRUSSEL

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PAYEN PA-22 « Flechair »

Dans toutes les techniques, sans exception, il y a de temps en temps des hommes particulièrement doués dont les idées révolutionnaires n’arrivent pas à s’imposer, Roland Payen, ingénieur aux idées originales et d’avant-garde, mais dont le côté bohème éloigna et découragea tous ceux qui, précisément, auraient pu lui apporter leur aide. Il dut se battre contre les grands constructeurs, mais ses idées novatrices, misent au service de l’aviation, ne suffirent pas à lui assurer le passage parmi les grands dont il n’avait pas la taille. Pourtant les nombreuses réalisations terminées ou inachevées et les nombreux brevets déposés par Roland Payen voient actuellement, pour certains d’entre eux, un épanouissement technique que l’actualité a mis en lumière ces dernières années.

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le Pa. 22 fut construit, avec un moteur Régnier 6B-01 six cylindres en ligne de 180 chevaux. En 1939, les autorités aéronautiques françaises qui avaient en 1935 interdit de vol le Pa. 101, envisagent de procéder à des études sur la voilure triangulaire et demande à Roland Payen de convoyer son appareil à Chalais-Meudon pour que celui-ci soit installé dans le grand tunnel aérodynamique de la soufflerie de l’ O.N.E.R.A. Le Pa. 22 sera livré le 28 août 1939 et après l’installation sur le bâti d’essais y attendra la décision du Ministère. La situation politique de l’époque fit que le gouvernement français quitta Paris pour Orléans, ceci eu pour effet que les autorisations de procéder aux essais n’arrivèrent jamais à destination et les tests n’ont pas été réalisés.

Le PA22-2 « FLECHAIR » était la version monoplace de course étudiée en vue d’une participation à la célèbre coupe Deutsch de la Meurthe.

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Maquette en papier au 1/100. Création et montage de « LE CRIQUET ».

Les plans sont disponibles en téléchargement gratuit sur le site AILES FRANCAISES ANNEES 30 MAQUETTES PAPIER

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CAPRA R20

Cette dénomination n’a semble-t-il jamais été utilisée et la numérotation des appareils CAPRA/MATRA commence apparemment au type 20. Mais on peut esquisser une explication : Roland Payen indique dans pilote privé n°82 de novembre 1980 qu’un premier projet d’avion destiné à concourir pour la coupe Deutsch de la Meurthe de 1939 avait été lancé par les établissements Vermorel qui envisageait alors de présenter deux appareils, peut-être pas forcément identique, ces appareils devaient être construits par CAPRA. Mais il semble que ce projet fut assez rapidement abandonné. Il n’est pas interdit de penser que cela explique que la liste des appareils CAPRA/Matra en ai tenu compte pour débuter leur numération qui commence (officiellement) à S 20 (S comme sport) ou RR. Mais une autre explication est probablement possible, plusieurs des appareils devant participer a cette coupe avait des appellations comprenant la référence « 20 »…

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Le CAPRA R.20 était un appareil conçu en 1939 par Roger Robert et qui aurait dû participer à l’édition 1939 de la Coupe Deutsch de la Meurthe. Il n’en fût rien, cette édition de la Coupe ayant été annulée pour cause de guerre. De plus il s’est avéré que le moteur Béarn qui aurait dû équiper l’appareil n’était pas au point. 

 

Maquette réalisée par Stéphane GUERRERO

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TROPHÉE SCHNEIDER

 

MACCHI M33

Le Macchi M. 33 est un hydravion de course italien qui a concouru au trophée Schneider 1925.

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En dépit des lacunes du M.33, l’Italie engagea deux exemplaires au trophée Schneider 1925, organisé par les États-Unis, à Baltimore, dans le Maryland. L’avion piloté par Riccardo Morselli fut retiré de la course en raison de problèmes d’allumage. Giovanni de Briganti pilotait l’autre M.33. Pendant la course, il n’utilisa pas toute la puissance, de peur d’avoir des problèmes moteur et fut retardé par une erreur de navigation durant le deuxième des sept tours de la course. Il finit la course en troisième place avec une vitesse moyenne de 271 km/h,

Maquette réalisée par Philippe AVIT

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MACCHI M39

Le Macchi M.39 est un hydravion de course conçu et construit par Macchi Aeronautica en 1925-1926. Un M.39 piloté par le Major Mario de Bernardi (1893-1959), remporta la Coupe Schneider 1926 et deux records du monde de vitesse la même année.

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Maquette réalisée par Philippe AVIT

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SIAI S.21

Le SIAI S.21 est un hydravion de course italien construit par SIAI pour le Trophée Schneider 1921. Au cours de vols d’essai, le S.21 s’avéra extrêmement difficile à contrôler, le seul pilote qui réussit à le piloter était Guido Jannello, qui avait déjà fait bonne impression durant le trophée Schneider 1918, dans un Savoia S.13. Lorsque Jannello tomba malade pendant le Trophée Schneider 1921 et fut incapable de le piloter, le S.21 fut retiré de la course.

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Maquette réalisée par Denis VAN BRUSSEL

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SUPERMARINE S.4

Le S.4 est un hydravion de course britannique des années 1920, construit par Supermarine pour la Coupe Schneider de 1925. Il s’écrasa et fut détruit avant la compétition. Le  à Southampton Water, il impressionna le monde de l’hydravion par son record du monde de vitesse à 365km/h.

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Maquette réalisée par Denis VAN BRUSSEL

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SUPERMARINE S.5

Le Supermarine S.5 est un hydravion de course monomoteur et monoplace des années 1920 construit par Supermarine. Conçu spécifiquement pour le Trophée Schneider, le S.5 est l’ancêtre d’une lignée d’avions de course qui permirent l’aboutissement du Supermarine Spitfire.

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Le premier avion vola pour la première fois le . Les S.5 finirent premier et deuxième de la Coupe Schneider 1927 qui se tenait à Venise. L’avion vainqueur à Venise, piloté par le Flight Lieutenant S.N. Webster, vola à une vitesse moyenne de 453,28 km/h.

Maquette réalisée par Philippe AVIT

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SUPERMARINE S.6B

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Le Supermarine S.6B est un hydravion de course britannique développé par R.J. Mitchell  pour prendre part à la Coupe Schneider de 1931. Le S.6B a marqué l’aboutissement de la quête de Mitchell à perfectionner la conception de l’hydravion de course et représentait la pointe de la technologie aérodynamique.

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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COUPE HELENE BOUCHER

 

CAUDRON  C610 « AIGLON »

Dans les années suivant la mort d’Hélène BOUCHER  (au moins en 1935 et 1936), une compétition d’aviation féminine porte son nom : la coupe Hélène Boucher (remportée par Maryse Hilsz les deux premières années).

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Elisabeth LION participe à plusieurs reprises à la coupe Hélène Boucher entre Buc et Cannes avec son Caudron C610. Le  elle obtient un brevet de transport aérien, bien que la France refuse les pilotes féminins dans ses compagnies aériennes. Le , elle effectue un vol Paris – Berlin – Paris. Le , elle définit un nouveau record féminin d’altitude, à 6 410 mètres, dans un Caudron C.600. Quatre jours plus tard, elle bat deux autres records d’altitude, en catégorie multiplace à 5 811 mètres et en catégorie des deux litres à 4 372 mètres.

Maquette réalisée par Régis BIAUX

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KING’S CUP

 

PERCIVAL P.6 Mew Gull E.3H

Le Percival Gull (ou D-Series) est un avion utilitaire léger monoplan triplace à aile basse, conçu et produit par le constructeur britannique Percival Aircraft entre 1932 et 1938. Percival choisit une mouette en vol comme logo de la societé parce qu’il considère la mouette comme un oiseau gracieux et qu’un nom monosyllabique est facile à retenir. En une décennie, d’autres modèles sont déclinés à partir du Gull. Le Percival Mew Gull en 1934, destiné à la course (six exemplaires construits). Le Percival Vega Gull en 1935, plus gros et produit à 90 exemplaires, puis sa version militaire an 1939, le Percival Proctor, produit à plus de 1100 exemplaires.

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Les  et , Percival brille lors de la King’s Air Cup avec un Percival Mew Gull.

 

Maquette réalisée par Stéphane GUERRERO

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