contexte historique
- Régime de Vichy — Wikipédia
- Le régime de Vichy (1940-1944) – YouTube
- La sombre histoire de la France de Vichy – YouTube
BLOCH MB.200
Conscient du problème de son parc périmé, le ministère de l’Air avait lancé dès 1932 un programme de bombardier de nuit de cinq places (BN5). Deux projets furent retenus, le quadrimoteur Farman 221 et un bimoteur quadriplace proposé par la jeune Société des avions Marcel Bloch. Dans la lignée des trimoteurs coloniaux MB.70 et MB.120, le Bloch MB.200 se présentait comme un monoplan entièrement métallique à aile haute reposant sur un train d’atterrissage classique fixe à large voie, équipé de deux moteurs en étoile Gnome & Rhône 14 K. Situé au-dessus du bord d’attaque de l’aile, le poste de pilotage offrait une excellente visibilité. Le fuselage, de section rectangulaire, logeait une soute ventrale et trois postes de tir équipés chacun d’une mitrailleuses Darne de 7,5 mm : une tourelle avant servie par le bombardier, une tourelle dorsale et une gondole ventrale semi-escamotable surnommée ‘la baignoire’.
Une maquette
Les premières pertes en combat accélérèrent leur retrait des unités combattantes et ils ne sont plus utilisés que dans des écoles de bombardement. Ce n’est qu’au levant que le Bloch MB200 continue une carrière opérationnelle en prenant part au combat en Syrie en Juin 1941
Maquette réalisée par Philippe FOULON
Pour en savoir plus
BLOCH MB 210
Le Bloch MB.210 est un bombardier moyen bimoteur français de l’entre-deux-guerres. De construction entièrement métallique, c’est le premier avion mis en service dans l’Armée de l’air française équipé d’un train d’atterrissage escamotable. Totalement dépassé techniquement, il constituait pourtant l’équipement de base des unités de bombardement françaises au début de la Seconde Guerre mondiale.
Une maquette
Les appareils retirés de première ligne ayant été versés aux écoles, en particulier au centre de formation des bombardiers de Toulouse, ou stockés dans divers parcs de matériel, on en dénombrait 120 MB.210 en zone sud et 20 en Afrique du Nord à la cessation des hostilités. Ces appareils auraient dû être détruits en vertu des accords d’Armistice, mais quelques exemplaires furent remis en état de vol et affectés à l’école de Salon-de-Provence pour former des navigateurs. 37 furent saisis par les Allemands en , dont 6 cédés à la Bulgarie.
Maquette réalisée par Pascal DUCOS
Pour en savoir plus
- Bloch MB.210 — Wikipédia
- Bloch MB 210
- The Bloch MB.210: France’s Forgotten Bomber of World War II – YouTube
CAUDRON C635 « Simoun »
Le Simoun fut un des premiers avions de tourisme (avec le Messerschmitt Bf 108) capable d’atteindre 300 km/h. Il était équipé d’une hélice Ratier 2 pales à pas variable.
Une maquette
Utilisés à plusieurs centaines d’exemplaires pendant la guerre, ils continuèrent à servir le régime de Vichy après l’armistice en Afrique du nord avant de passer aux mains des FAFL. Ils volèrent jusqu’à épuisement des pièces de rechanges. En novembre 1942, les Allemands mirent la main sur une centaine d’entre eux et les réutilisèrent comme avion d’entrainement et de liaison.
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Maquette réalisée par Pascal DUCOS
Pour en savoir plus
DOUGLAS DB7
Au final, seuls 116 appareils auront été perçus par l’Armée de l’Air avant l’armistice. 26 autres exemplaires seront assemblés après l’Armistice, et 6 autres serviront de réserves de pièces détachées. Sous les couleurs de l’Armée de Vichy, les Douglas DB7 seront engagés contre les alliés à Gibraltar, avant de rejoindre les unités françaises Libre. certains d’entre eux seront utilisés lors des combats pour la réduction des « poches de l’Atlantique ».
Une maquette
En novembre 1942, 5 escadrilles de bombardements, sous les ordres du gouvernement de Vichy, se partagent les Douglas DB-7 : les GB I/19 et 11/61 en Algérie et les GB I/32, II/32 et I/63 au Maroc.
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Maquette REVELL au 1/72 réalisée par Pascal DUCOS
Pour en savoir plus
- Douglas-DB7
- Douglas A-20 Havoc — Wikipédia
- DB-7 français – Le blog de Avions de la Guerre d’Algérie
- Douglas A-20 Havoc – DB-7 Boston-Youtube
- Fana de l’Aviation n°433 et 434
FAIREY « Fulmar »
Une maquette
Le 27 mars 1941, un Fulmar Mk I se posa par erreur, à l’issue d’un vol de reconnaissance, sur le terrain de Dakar-Ouakam que l’équipage avait confondu avec celui de Bathurst. L’équipage fut fait prisonnier et interrogé par les Français qui se saisissent aussitôt de l’appareil. Selon le procès verbal de l’interrogatoire, ce Fulmar appartenait au squadron 800 basé sur le « Furious ». Repeint aux couleurs de l’armée de l’Air de Vichy, il effectua quelques vols aux mains d’équipages du groupe de chasse GC I/4. Sa carrière fut de courte durée car, suite à un mauvais remontage par les mécaniciens qui ne disposaient ni de documentation, ni de pièce, ni d’outillage pour cet avion anglais, l’hélice se désolidarisa de son arbre et le Fulmar dut être abandonné.
Maquette réalisée par Philippe FOULON
Pour en savoir plus
LeO 451
La production fut reprise sous l’occupation allemande au bénéfice de l’aviation du gouvernement de Vichy. Deux mitrailleuses supplémentaires furent ajoutés pour renforcer la défense à l’arrière, mais cela rendit le pilotage plus difficile. 109 exemplaires supplémentaires furent construits jusqu’en 1942, grâce à un accord passé en 1941. L’un d’eux, le n°359, fut équipé d’un système destiné à faire sauter des mines navales. Les aéronefs tombés aux mains des Allemands furent affectés au transport, un petit nombre convertis spécialement pour le chargement de fûts de carburant, tandis que 12 autres étaient cédés à la Regia Aeronautica italienne qui les intégra à son 51e Gruppo de bombardement.
Une maquette
Deux groupes de l’armée de l’air vichyste, les I/12 et I/31, furent basés en Syrie. Un 3e groupe, le I/25, fut basé en Tunisie et effectua 855 missions lors de l’opération Torch. 29 appareils furent perdus. Lorsque l’Afrique du Nord rejoignit les Alliés, ils effectuèrent quelques raids contre les Allemands avant d’être remplacés par les B-26. Ils servirent alors au transport de fret.
Il restait 67 exemplaires du LéO 451 à la fin de la guerre.
Maquette HELLER au 1/72 réalisée par Philippe FOULON
Pour en savoir plus
- Lioré et Olivier LeO 451 — Wikipédia (wikipedia.org)
- Leo-451 (passionair1940.fr)
- Lioré et Olivier LeO.451 – YouTube
- Production of a bomber Liore et Olivier LeO 451. France 1940. – YouTube
LOIRE 130
Le Loire 130 vient d’une demande en 1933 de la marine française pour un hydravion de reconnaissance qui pourrait également servir à bord des cuirassés et des croiseurs français. La production a commencé en à l’usine de la SNCAO de Saint-Nazaire et il a remplacé, à partir de sa mise en service en 1938, la plupart des hydravions embarqués déjà en service. Elle se termina en 1941 avec 124 exemplaires dont un prototype, 111 pour la Marine et 12 pour l’Armée de l’Air française qui les utilisa dans les colonies notamment en Indochine française.
Un diorama
En 1942 , à Toulon, sur le croiseur « La marseillaise »
Maquette réalisée par Stéphane VITALI
Pour en savoir plus
- Loire 130 — Wikipédia (wikipedia.org)
- Loire 130 (passionair1940.fr)
- The French Flying Boat That Was Launched From Warships | Loire 130 (youtube.com)
- Marseillaise (croiseur) — Wikipédia
POTEZ 63-11
Dérivé du Potez 631et répondant au programme A3 pour un appareil de reconnaissance, le fuselage était plus haut, ce qui entraînait une vitesse maximale et une maniabilité moindres car le pilote devait être assis au-dessus de l’observateur. Comme ces homologues étrangers, le Potez 63.11 se montra vulnérable, bien qu’il fût équipé de blindage et d’une couche auto obturante basique autour des réservoirs de carburant. L’armement frontal était à la base composé d’une, puis de trois MAC 34 sous le nez ; plusieurs P.63.11 reçurent les mêmes mitrailleuses additionnelles en gondoles dans les ailes que les Potez 631. Ce surcroît d’armement alourdissait l’appareil et grevait ses performances ; en revanche, l’armement arrière n’avait pas été modifié, ce qui fut déploré.
Des maquettes
Juste après l’armistice, les avions , autorisés à voler par les autorités allemandes, sont repeints avec une bande blanche et des cocardes entourées de blanc
Maquette HELLER au 1/72 réalisée par Jean-Emmanuel LOISELEUX
Pour en savoir plus
- Potez-63-11 (passionair1940.fr)
- Potez 630 — Wikipédia (wikipedia.org)
- Potez 63 et dérivés – YouTube
- Potez 63-11 – Vidéo Dailymotion
BRISTOL « Beaufighter » Mk1
Le Bristol Beaufighter est un avion de combat britannique utilisé pendant toute la Seconde Guerre mondiale. Chasseur nocturne, chasseur-bombardier, bombardier-torpilleur, avion d’attaque au sol, il sert dans tous les rôles et sur tous les fronts.
Une maquette
A l’instar du Ju-86 Z7 de Djibouti, cet appareil, un Mk Ic, fut capturé suite à un atterrissage « accidentel » à Casablanca durant l’année 1941. C’est un ex avion du Coastal Command de la RAF de Gibraltar, redécoré aux couleurs françaises.
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Maquette AIRFIX au 1/72 réalisée par Pascal DUCOS
Pour en savoir plus
DH-82 « Tigre Mou »
Le de Havilland DH.82 Tiger Moth est un avion biplan des années 1930 conçu par de Havilland et utilisé principalement par la Royal Air Force et les autres armées de l’air du commonwealth comme avion-école de début et d’entraînement. Il reste en service dans la RAF jusqu’en 1952, date à partir de laquelle nombre d’entre eux sont utilisés dans l’aviation légère civile. C’est un avion produit massivement, avec un total de 8868 exemplaires, dont une partie au Canada et en Nouvelle-Zélande.
Une maquette
Ce furent environ 240 appareils qui furent commandés par la France pour les militaires, après 1942 pour l’AFN. Ils seront pour la plupart affectés à Kasba-Tadla au Maroc et à Meknès, les appareils furent par la suite transférés en France par le porte-avions Arromanches d’où les appareils pilotés par des pilotes de la Marine décollèrent pour regagner la terre en Indochine.
Ici, au sein de l’Escadron de chasse EC 2/595 en 1941-1942.
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Maquette AIRFIX au 1/72 réalisée par Pascal DUCOS
Pour en savoir plus
- de Havilland DH.82 Tiger Moth — Wikipédia
- 138 – De Havilland DH 82 Tiger-Moth français – Le blog de Avions de la Guerre d’Algérie
JUNKERS Ju 86
Le Junkers Ju 86 est un monoplan bimoteur à aile basse utilisé notamment par la Lufthansa et l’armée de l’air allemande. Le premier vol d’essai du prototype Ju 86V-1 a lieu le 4 novembre 1934. La version Z-7 n’a semble-t-il était construite qu’à très peu d’exemplaire et a servi étrangement au sein d’une escadrille de bombardement britannique en Afrique du Nord, le South African Air Force n° 12 Squadron (6 appareils). Les Ju-86 sud-africains participèrent notamment aux opérations contre l’Afrika Korps de Rommel, et aux combats contre les troupes fachistes en Lybie et en Egypte.
Une maquette
Un seul exemplaire, Ju-86Z-7 a servi dans l’armée de l’air Française (sous Vichy). Il a été capturé aux britanniques le 12 avril 1941 à Djibouti. Intégré à la formation aérienne de la côte française de Somalie, il vola peu à cause des difficultés à effectuer sa maintenance. Son dernier vol a lieu en Avril 1942, on trouve une trace de sa présence jusqu’en mai 1942.
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Maquette REVELL au 1/72 réalisée par Pascal DUCOS
Pour en savoir plus
- Junkers Ju 86 — Wikipédia
- Junkers Ju 86 — avionslegendaires.net
- JUNKERS 86 : DANS L’OMBRE des BOMBARDIERS du IIIe REICH – YouTube
LA BATAILLE DE MADAGASCAR
L’invasion britannique de la colonie française de Madagascar, alors sous l’autorité du gouvernement de Vichy, est une opération décidée sans avertir la France libre du général de Gaulle. Craignant que l’Inde ne se retrouve isolée, les forces britanniques mènent le l’opération Ironclad, appelée également bataille de Madagascar ou bataille de Diego-Suarez.
Londres, en effet, ne veut pas reproduire les échecs des précédentes opérations menées conjointement avec la France libre contre les territoires français : l’opération de Dakar dans laquelle des Français de l’armée de Vichy, censés rallier Charles de Gaulle, ont au contraire tiré sur les Alliés et le semi-échec de la campagne de Syrie dans laquelle les Britanniques, ayant réussi avec les forces françaises à chasser les autorités de Vichy et ayant pour but de s’installer à Beyrouth et Damas, s’étaient vus quelque peu remerciés et évincés de la région par les envoyés de De Gaulle.
La bataille de Madagascar sera ressentie très durement, tant par la France de Vichy que par la France Libre, chacune la considérant comme une agression britannique contre un territoire français, ce qui aura des conséquences sur l’attitude de chacune. C’est en ayant cette invasion à l’esprit qu’à la Libération, de Gaulle luttera pour préserver des Alliés l’indépendance nationale.
Les navires français se trouvant dans la rade sont coulés :
- le croiseur auxiliaire Bougainville ex-Victor Schœlcher – un cargo bananier armé qui n’a rien à voir avec l’aviso colonial du même nom.
- le sous-marin Bévéziers.
- l’aviso colonial D’Entrecasteaux s’échoue.
- les sous-marins de classe Le Redoutable Le Héros et Monge sont coulés au large.
Tous les avions sont détruits, en majorité sur le terrain d’aviation : 18 Morane-Saulnier MS.406 et 6 Potez 63.11
Pour en savoir plus
- Bataille de Madagascar — Wikipédia
- La “guérilla” des troupes vichystes à Madagascar en 1942 – Persée
- 5_20mai_201942.pdf
MORANE 406
Ces combats entraînent la mort de l’aviateur Jean Assollant, qui a établi en 1929 la première liaison aérienne française entre les États-Unis et la France à bord de l’Oiseau Canari. Il est abattu et tué le aux commandes d’un MS.406 (immatriculé 995) de l’Escadrille de Chasse No 565 par des chasseurs Martlet britanniques du Squadron 881 de la Fleet Air Arm ayant décollé du porte-avions HMS Illustrious. Ses deux coéquipiers, le capitaine Léonetti (chef de la patrouille sur le MS.406 no 993) et le lieutenant Laurant (MS.406 no 842), sont également abattus lors de ce combat mais survivent.
Une maquette
POTEZ 63-11
Dérivé du Potez 631et répondant au programme A3 pour un appareil de reconnaissance, le fuselage était plus haut, ce qui entraînait une vitesse maximale et une maniabilité moindres car le pilote devait être assis au-dessus de l’observateur. Comme ces homologues étrangers, le Potez 63.11 se montra vulnérable, bien qu’il fût équipé de blindage et d’une couche auto obturante basique autour des réservoirs de carburant. L’armement frontal était à la base composé d’une, puis de trois MAC 34 sous le nez ; plusieurs P.63.11 reçurent les mêmes mitrailleuses additionnelles en gondoles dans les ailes que les Potez 631. Ce surcroît d’armement alourdissait l’appareil et grevait ses performances ; en revanche, l’armement arrière n’avait pas été modifié, ce qui fut déploré.
Une maquette
Diorama réalisé par Vincent MOYET (mach-shop.com)
LA GUERRE FRANCO-THAÏLANDAISE
La Thaïlande est un pays indépendant, non colonisé, soumis à des pressions des puissances étrangères, locales, mais aussi coloniales (britannique, française, américaine), au moins à partir de 1826. Des tensions existent, menant à divers traités. Le coup d’état de 1932 porte au pouvoir un militaire, partageant certaines idées de Mussolini, au moins en ce qui concerne la défense des intérêts des peuples thaïs. Le , le gouvernement thaïlandais avait accepté de signer avec la France un pacte de non-agression mais après la déroute française de 1940, le Premier ministre thaïlandais Phibun entrevoit une chance pour la Thaïlande de récupérer les territoires abandonnés à la France (provinces de Melou Prei et de Tonlé Repou en 1904, et provinces de Battambang, de Sisophon et de Siem Reap en 1907 qui fut cédé en 1867 contre la reconnaissance du protectorat sur le royaume khmer ; ces provinces furent toutes rattachées au Cambodge), et de venger les humiliations subies lors de la guerre franco-siamoise de 1893 qui a rattachée le Laos à l’Indochine française ainsi que le traité sur la frontière de 1904.
L’affaiblissement de la métropole rendait le maintien du contrôle français sur l’Indochine hasardeux et difficile. L’administration coloniale, privée d’aide et de renforts, avait été forcée à autoriser les Japonais à s’installer en Indochine française après la prise de Lạng Sơn (offensive des 22-). La faible résistance française face à cette invasion convainc le régime de Phibun qu’un affrontement militaire tournerait à son avantage.
Pour en savoir plus
- Guerre franco-thaïlandaise — Wikipédia
- La Guerre franco-thaïlandaise, 1940-1941 (Thèse universitaire) | Theatrum Belli
CURTISS H-75N
L’aviation et la marine thaïlandaise ont bénéficié dans les années 1930 de l’attention du gouvernement thaïlandais. La Force aérienne royale thaïlandaise dispose d’environ 200 avions de combat et de 120 avions d’entraînement. Branche la plus jeune des forces armées royales, la RTAF est peut-être celle qui a le plus aisément intégré les préceptes de la guerre moderne. Après son expansion considérable au cours de la décennie précédente, elle est en train d’entrer de plain-pied, au début des années 1940, dans l’ère du monoplan, avec l’acquisition des excellents bombardiers Martin 139WSM et chasseurs Curtiss H-75N Hawk.
Une maquette
Hawk 75N – Version simplifiée à train fixe pour la Thaïlande.
Maquette SPECIAL HOBBY au 1/72 réalisée par Denis Van Brussels
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