BREGUET 810

Breguet Br.695 : Dérivé du breguet 693, ce modèle motorisé avec des moteurs américains Pratt & Whitney SB4G Twin Wasp Junior. Ces moteurs de poids et de diamètre très supérieurs aux 14M et qui tournaient tous deux dans le même sens, réduisaient sensiblement les performances et la visibilité ainsi que la stabilité, au point qu’il fallut rehausser les dérives. Mais ils permirent de suppléer aux insuffisances des fournisseurs français. Quelques légères modifications(améliorations) dans les instruments de bord. 50 appareils auraient été construits dont quelques-uns livrés en unité au groupe 18 en .

Une maquette

Breguet Br.810 : dérivé destiné à équiper les escadrilles de l’aviation navale devant armer les porte-avions de la classe Joffre. Aucun ne fut construit à cause de la défaite de 1940.

Maquette réalisée par Jean-baptiste BORGHETTI

Pour en savoir plus

 

CHANCE VOUGHT  V156F

Une maquette

Une première série de V-156 a été livrée à la France en 1939 et basée sur le porte-avion Bearn. Mais au début des hostilités, les escadrilles AB1 et AB3 ont été transférées à terre (AB1 dans le Nord de la France et AB2 dans le Sud). Une grande partie sera détruite au sol par des attaques de chasseurs et bombardiers ennemis.

Maquette réalisée par Philippe FOULON

Pour en savoir plus

 

CURTISS SBC-4  « Helldiver »

Cet appareil se révéla dépassé peu après l’attaque japonaise sur Pearl Harbor et fut rapidement remplacé dans le rôle de bombardier en piqué par des monoplans Douglas SBD Dauntless dans les détachements de première ligne. Il ne participa donc à aucun combat de la guerre du Pacifique.

Une maquette

Début 1940, l’US Navy décida de prélever cinquante SBC-4 sur ses stocks et de les fournir, discrètement, à l’Armée de l’Air. Toutefois le temps qu’ils soient révisés et envoyés à la Martinique pour y être réceptionnés par les autorités françaises, les Allemands étaient entrés en France et celle ci avait déjà capitulé.

 

Maquette réalisée par Philippe MARTIN

Pour en savoir plus

 

DEWOITINE D-373

Quand Émile Dewoitine regagna la France en 1931 pour créer la Société aéronautique française (SAF), il avait dans ses cartons le projet d’un nouveau chasseur monoplan parasol. Évolution du D.27, le D.37 devait être présenté à l’Armée de l’Air dans le cadre du programme C1 (chasseurs monoplaces) émis en 1930. Mais Émile Dewoitine travaillait déjà sur un appareil plus ambitieux, destiné au même programme, le monoplan à aile basse D.500. La construction du prototype fut donc confiée à la firme Lioré et Olivier.

Une maquette

20 exemplaires commandés par l’Aéronautique navale française. L’armement était identique à celui des appareils de l’Armée de l’air, mais la voilure était réduite de 30 cm pour passer dans le monte-charge du porte-avions Béarn et une crosse d’appontage et un système de flottaison étaient ajoutés dans le fuselage.

Cliquez sur la photo

Maquette réalisée par Pascal DUCOS

Pour en savoir plus

 

FARMAN NC-470

Le NC.470 était surtout destiné à servir d’avion d’entraînement pour les pilotes et le personnel navigant de l’aéronavale française mais, à l’approche de la guerre, la pénurie d’avions de reconnaissance côtière se fit sentir, et le NC.470 fut assigné à ce rôle afin de pallier les manques. Trente-quatre de ces appareils étaient en service à la capitulation française

Une maquette

Maquette réalisée par Stéphane GUERRERO

Pour en savoir plus

 

GOURDOU-LESEURRE GL-832 HY

L’appareil est présenté en 1936, à l’exposition de la Flotte Française du salon aéronautique de Paris. Au total, ce seront 22 exemplaires de GL-832 qui seront fabriqués. Les GL-832 HY ont été livrés aux croiseurs de deuxième classe, ainsi qu’aux avisos coloniaux. Ceux-ci n’ayant pas de catapulte les hydravions sont déposé sur l’eau par une grue avant décollage.

Une maquette

La Marine nationale française utilisa le GL-832 HY sur des croiseurs légers comme l’Émile Bertin et le Primauguet et sur certains avisos coloniaux. Au début de la Seconde Guerre mondiale, ce type d’appareil était encore en service actif et ne fut retiré qu’en 1942.

Cliquez sur la photo

Maquette réalisée par Pascal DUCOS

Pour en savoir plus

 

GRUMANN F4F « Wildcat »

Une maquette

Ce nouvel appareil intéressa la France, qui en commanda 81 exemplaires sous la désignation G-36A. Ceux-ci étaient propulsés par un Wright R-1820 « Cyclone 9″ et devaient équiper les futurs porte-avions »Joffre » et « Painlevé ». La France fut vaincue par l’Axe avant de pouvoir être livrée et les appareils furent reçus par la Grande-Bretagne, qui les utilisa dès 1940 sous la désignation Martlet I (merlette, du nom d’un oiseau représenté de profil en héraldique).

Maquette réalisée par Philippe FOULON

Pour en savoir plus

 

LATECOERE 298

Le Latécoère 298 était un monoplan à aile médiane de construction métallique, à l’exception des empennages en bois entoilé, doté d’une hélice à pas variable et de volets d’intrados. Il s’agissait d’un hydravion à flotteurs, triplace, aux ailes effilées. Il pouvait emporter une torpille ou des bombes de 50 et 100 kg dans une soute sous le fuselage. Le prototype se révéla réussi et une commande de 127 exemplaires de série fut passée par les autorités françaises.

Une maquette

Durant la campagne de France, huit escadrilles opérationnelles en ont été équipées, dont deux à bord du transport d’hydravions Commandant Teste. Certaines ont été engagées dans le harcèlement des unités motorisées allemandes entre Boulogne et la Somme, un type de mission pour lequel cet appareil n’était pas prévu. Après l’armistice, six unités sont restées en service avec l’autorisation des commissions allemande et italienne. Un détachement s’incorpora dans le Coastal Command britannique et servit dans la lutte anti-sous-marine. Deux exemplaires servirent à des personnels de la Marine Nationale pour rejoindre les FFL (Force Françaises Libres), l’un vers l’Angleterre, l’autre jusqu’à Dakar, où celui-ci fut intercepté par les autorités du gouvernement de Vichy et ses navigants emprisonnés.

Cliquez sur la photo

Maquette réalisée par Pascal DUCOS

Pour en savoir plus

 

LATECOERE 299A

Le laté 299A est une transformation par la SIDAL du prototype Laté 299 N°01, effectuée à l’usine Latécoère de Toulouse-Montaudran. L’idée de la Direction Technique et Industrielle était de continuer le développement de l’Arsenal VB10 après la défaite de 1940, en utilisant ce prototype inutile comme banc d’essai volant pour tester l’accouplement de 2 moteurs Hispano-Suiza 12Z à 2 hélices contra-rotatives mis au point par l’ingénieur Waseige.

C’est un prototype non terminé que les allemands saisissent lors de l’invasion de Novembre 1942. Ils comprennent néanmoins l’intérêt de la formule et obligent l’équipe à terminer l’appareil, ce qui est fait à fin de Juillet 1943. Des roulages sont effectués à la fin de l’été 1943 et se poursuivent jusqu’en Février 1944, où l’appareil est mis en pylone. Il sera réparé au printemps, et transporté par la route jusqu’à Lyon-Bron. C’est là qu’il effectue quelques vols avant d’être détruit. (on a longtemps cru qu’il n’avait jamais volé) par un bombardement allié le 30 Avril 1944.

Une maquette

Maquette réalisée par Stéphane GUERRERO

Pour en savoir plus

 

Liore et Olivier LéO C-30

En France, c’est la société Lioré & Olivier qui obtient la licence dès 1931. Le C30 est choisi, et quelques exemplaires sont achetés aux Britanniques. Après une démonstration réussie à villacoublay, les militaires Français confirment leur intérêt et sont prêts à passer commande. Quatre exemplaires Britanniques sont donc achetés par l’Armée en 1934 : l’autogire est intégré au plan I de rénovation du matériel aérien. Une première commande de 25 appareils est officialisée le 25 Avril 1935, suivie d’une commande de 30 autres machines en 1936.

Une maquette

Malgré les retards de livraison habituels dans l’industrie Aéronautique en pleine mutation, , 64 LeO C30 sont perçus par l’armée de l’air. Au début des hostilités, 52 machines sont présentes dont 33 affectées dans les GAO et 3 en Centre d’Instruction. En Mai 1940, au début de la campagne de France, il ne restait plus que 22 appareils dans les GAO, 9 affectés à l’aéronautique Navale, et 25 en stock. Le LeO C30 réalisera quelques missions au-dessus des lignes ennemies, mais il sera surtout utilisé pour des liaisons. Il est en effet trop vulnérable pour être utilisé dans un milieu hostile dominé par la chasse Allemande.

 

Cliquez sur la photo

Maquette réalisée par Pascal DUCOS

Pour en savoir plus

 

LOIRE-NIEUPORT LN-401/411

Le Loire-Nieuport LN 401 est un avion bombardier en piqué construit par Loire-Nieuport à partir de 1938. Surnommé le « stuka français », il subit de très lourdes pertes face à une défense anti-aérienne puissante. Le LN 401 avait été conçu spécialement pour l’aéronavale afin de servir sur le porte-avions Béarn. Ainsi il disposait d’un système de repliage des ailes. Les jambes principales du train s’escamotaient dans des nacelles d’intrados. Lors de l’attaque, les freins aérodynamiques étaient assurés par l’ouverture du train d’atterrissage en piqué. Elle se faisaient en semi-piqué sous un angle compris entre 60 et 45° de 1 200 m à 300 m avec ressource. La bombe qu’emportait cet avion était suspendue sous le fuselage à une fourche qui permettait le largage en évitant de heurter l’hélice.

Une maquette

Le LN-411 a la même motorisation que le LN-401 ( Hispano-Suiza 12Xcrs de 12 cylindres en V de 690 ch) mais avec des ailes non repliables. Version destinée à l’armée de l’air, mais utilisée par la marine.

LN401 de l’AB2 à Berck

 

LN411 de l’AB4 à Berck

Maquettes réalisées par Jean-Baptiste BORGHETTI

Pour en savoir plus

 

LOIRE 210

Le Loire 210 entre en service en août 1939 pour équiper les escadrilles HC.1 et HC.2. Malheureusement, en seulement trois mois d’utilisation, cinq exemplaires sont perdus dans des accidents. Après enquête, il s’avère que ces appareils ont des problèmes structurels au niveau des ailes. Les travaux qui permettraient de les faire voler sans risque pour les pilotes sont jugés longs et trop coûteux, par conséquent la Marine Nationale décide de retirer ces appareils et de dissoudre ces unités.

Une maquette

Maquette réalisée par Patrice ROMAN

Pour en savoir plus

 

MARCEL BESSON MB.411

Quand il entre en service actif le 31 décembre 1932 le Surcouf est le plus gros et le plus puissant sous-marin jamais construit au monde. C’est un véritable monstre d’acier de 110 mètres de long très lourdement armé. Avec ses deux puissants canons de calibre 203 millimètres et ses dix tubes lance-torpilles, six pour des projectiles de 550 millimètres et quatre de 400 millimètres, il représente un adversaire de taille pour les ennemis de la France. Niveau défensif ses deux canons de DCA de calibre 37 millimètres et ses quatre mitrailleuses mobiles de calibre 13.2 millimètres représentent une puissance de feu non négligeable. Mais surtout avec lui la Marine Nationale dispose d’un submersible pouvant accueillir à son bord et lancer un hydravion de reconnaissance et d’observation : le Besson MB.411.

Une maquette

Sous ces nouvelles couleurs le sous-marin et son hydravion vont assurer des missions d’escortes de convois en Atlantique nord. Le Besson MB.411 malgré son aspect obsolète permet de repérer de loin les navires allemands ou les quadrimoteurs Focke-Wulf Fw 200 Condor. N’étant pas armé il demeure à bonne distance d’eux, se limitant à communiquer leurs positions par radio. Le soir du réveillon de Noël 1941 marque la dernière mission du couple Surcouf-MB.411. Appuyant le débarquement des troupes gaullistes à Saint-Pierre-et-Miquelon, archipel jusque là fidèle au maréchal Pétain, l’hydravion assure des missions d’observations.
 De retour en Grande Bretagne les FNFL estiment cet hydravion trop vieillissant pour servir efficacement à bord du Surcouf. Il en est donc retiré et versé au N°765 Squadron de la Fleet Air Arm qui l’emploie quelque temps comme appareil de surveillance côtière et de liaisons. Il est finalement accidenté en 1943 et laissé à l’abandon par les Britanniques.

Maquette réalisée par Jean-Baptiste BORGHETTI

Pour en savoir plus

 

NAA-57, NAA-64 et BT-9

Avant la déclaration de la guerre, en 1939, la France commanda 230 BT-23 en version modifiée pour une utilisation comme avion d’entrainement avancé. Le modèle choisi fut baptisé par les Français NAA 57-P-2. Les appareils livrés en pièces détachées furent montés en France, juste avant la défaite de juin 1940. Après l’armistice une grande partie des appareils montés furent récupérés par les Allemands qui les utilisèrent pour leurs usages.

Une maquette

prédecesseur du T6. appareil basé sur la BAN ( Base AéroNavale) de Lanvéoc-boulmic en Mars 1940

Maquette réalisée par Philippe FOULON

Pour en savoir plus

 

ROMANO/SNCASE   R-82

En 1935, la firme Romano réalisa sur ses fonds privés un biplan biplace destiné à l’acrobatie. Appareil robusté et possédant de réelles qualités de vol qui furent démontrées au cours de nombreuses manifestations publiques, il donna naissance, l’année suivante, à une version dotée d’un moteur plus puissant qui fut présenté au salon de l’aéronautique de Paris de 1936. Le pilote Michel Detroyat qui avait pu voler sur cet avion dès les premiers mois de son existance avait été conquis par les possibilités qu’il offrait. Devenu inspecteur de l’équipement volant il fournit un rapport élogieux qui entraîna la commande de nombreux appareils destinés aux centres de formation des forces aériennes. Romano fut nationalisé en février 1937 et rejoignit la SNCASE. 

Une maquette

Les essais confirmants les aptitudes de l’appareil pour l’entrainement et l’acrobatie, le ministère de l’Air conserve son intérêt pour l’appareil et une commande de 177 avions est passée : 30 pour l’Aéronavale et 147 pour l’Armée de l’Air. Sous la désignation Romano R-82 Et2, la totalité de la commande sera livrée avant l’Armistice. Le R-82 diffère des prototypes R-80 par un capot plus large. Ils seront utilisés dans les Ecoles de Pilotage jusqu’à l’Armistice de Juin 1940, et continueront à servir sous les couleurs de Vichy jusqu’en 1944. Il semblerait qu’un appareil ait été saisi et utilisé par les F.A.F.L. Peu d’exemplaires survivront au conflit.

Cliquez sur la photo

 

Maquette réalisée par Pascal DUCOS

Pour en savoir plus

Verified by MonsterInsights