Contexte historique 

 

 

Le camp « nationaliste »

La livraison d’armes allemandes et italiennes permit une nette amélioration de l’équipement de l’armée nationaliste. Les avions allemands et italiens se révélèrent utiles lors des premiers jours du conflit, en permettant à une partie des troupes franquistes de franchir le détroit de Gibraltar et de consolider les positions rebelles en Andalousie. Une fois la maîtrise du ciel acquise sur le détroit de Gibraltar, le gros des troupes nationales put entreprendre la traversée par voie maritime. Quasiment dès le premier jour, le camp insurgé reçut de la part de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste des armements de tout type ainsi que des aéronefs, auxquels vinrent bientôt s’ajouter des unités militaires complètes — à savoir la Légion Condor allemande et le CTV italien —, en un flux continu qui ne devait jamais tarir au cours de la guerre. En outre, des firmes étrangères telles que Ford et Texaco fourniront également, à crédit, camions et carburant en quantités importantes.

 

MESSERCHMITT 109 B

Une maquette

Diorama réalisé par Vincent MOYET (mach-shop.com)

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Le camp « républicain »

 

Quant à l’aide étrangère apportée à la République, la France et la Grande-Bretagne ayant décidé de ne pas se porter à son secours, mais de conclure le pacte à l’origine du Comité de non-intervention (dont l’interdiction de fourniture d’armes à l’un quelconque des camps en conflit ne fut respecté ni par l’Allemagne ni par l’Italie, bien que tous deux également signataires audit pacte), le gouvernement républicain en fut réduit à acquérir du matériel de guerre là il le put et eut souvent recours à des trafiquants d’armes, lesquels lui vendaient parfois du matériel périmé ou en mauvais état à des prix astronomiques. Cette circonstance rendit la République tributaire des fournitures apportées par l’Union soviétique, après que Staline eut surmonté ses doutes à propos de l’aide aux républicains espagnols ; cependant, les équipements militaires (armes automatiques, chars d’assaut et avions), accompagnés d’instructeurs et de conseillers militaires soviétiques, ainsi que les Brigades internationales recrutées par le Komintern, ne se mirent pas à arriver en Espagne avant le mois d’ et leurs arrivages successifs furent interrompus à plusieurs reprises au gré de la conjoncture internationale européenne (celle-ci déterminant p. ex. que le gouvernement français décide d’ouvrir ou de fermer la frontière) et dans les limites du blocus de plus en plus strict imposé aux ports républicains par la marine insurgée. En plus des conseillers militaires, essentiellement utilisés pour faire fonctionner les avions et les chars, Moscou envoya aussi des commissaires politiques du Komintern, dont l’action eut toutefois un effet délétère sur le potentiel militaire des républicains puisqu’ils s’appliquaient à réprimer les forces communistes dissidentes, tels que les trotskistes et les militants du POUM.

 

POLIKARPOV I.16

276 exemplaires du Polikarpov I-16 équipèrent l’aviation républicaine. L’avion y était surnommé « Mosca » (mouche), les nationalistes l’appelaient Rata (rat). Grâce à ses performances et sa puissance de feu, il y fut craint par ses adversaires, et n’y fut réellement dominé que par le Messerschmitt Bf 109. Il était capable d’effectuer de véritables prouesses dignes de spectacles aériens, mais pouvait facilement devenir incontrôlable.

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