BOULTON PAUL DEFIANT
Le Defiant fut retiré des combats de jour, trop dangereux pour lui du fait des chasseurs d’escorte ennemis, et transformé en chasseur de nuit. Toutefois même dans ce rôle il ne fut pas un grand succès, son manque de puissance étant un handicap pour embarquer les premiers radars, primitifs et volumineux. Il n’y avait pas assez de place dans la tourelle arrière pour y installer l’écran du radar AI (Air Interception) Mark V. C’est donc le pilote qui devait le surveiller, en plus de ses autres tâches. Dès le printemps 1941 les Defiant commencèrent à être remplacés dans les unités de chasse de nuit par des Bristol Beaufighter, puissant bimoteur avec un radar dans le nez, ou des Mosquito NF (Night Fighter). La carrière du Defiant dans la chasse de nuit s’acheva en [.
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Voici le Boulton Paul Defiant de Frederick Hughes et Frederick Gash lorsqu’ils étaient passés tout deux à la chasse de nuit suite au Blitz imposé par les Allemands. Ils avaient cependant un avantage: celui de pouvoir approcher les bombardiers ennemis dans leur angle mort sous le couvert de l’obscurité. Il fallait tourner la tourelle vers l’avant et vers le haut afin de placer une courte salve dévastatrice (qui aveuglait momentanément le pilote par ailleurs), puis s’échapper au hasard dans la nuit avant que l’ennemi n’ai eu le temps de réagir. Les rencontres avec l’aviation adverse étaient rares et difficiles, mais un équipage expérimenté pouvait encore tirer la maximum de cet avion, somme toute assez raté dans sa conception même… Hughes et Gash revendiquèrent ainsi 5 victoires à bord de cet engin, avant de multiplier les succès à bord des Beaufighters puis Mosquitos, bien plus adaptés et surtout équipés de radar.
Maquette au 1/72 réalisée par Jérôme SEGRESTAA
Pour en savoir plus
- 1940-1945 La chasse de nuit de la Royal Air Force
- Boulton Paul Defiant — Wikipédia
- The Ridiculous Plane with the Sneakiest Weapon of WW2 -YouTube
HURRICANE Mk.II
Parmi les plus célèbre unités de chasseurs de nuit et, plus tard en 1942 de pénétration en territoire ennemi, volant sur Hurricane Mk II figuraient les Squadrons 1, 3, 46, 79 et 87. On leur attribue la destruction de 52 avions, 16 caboteurs, 105 véhicules divers et 17 locomotives rien que pendant les six derniers mois de l’année 1941! Ces avions ne possédant pas de radar embarqué, ils devaient se guider à la lumière de la lune, quand elle était visible, et grâce au rougeoiement et aux flammes qui s’échappaient par intermittence des pots d’échappement des bombardiers ennemis.
Une maquette
Le pilote qui deviendra le plus marquant de cette nouvelle discipline fut le Flight Lieutenant Karel Kuttelwascher, par ailleurs as des as tchèque et vétéran des batailles de France et d’Angleterre. Il servait alors au n°1 Squadron pour lequel il remporta sa première victoire homologuée lors d’une mission de pénétration en France, abattant un Junkers Ju 88, le 1er avril 1942. Au cours des deux mois suivants, il descendit 14 autres appareils ennemis (7 Dornier Do 217, 5 Heinkel He 111, 1 Dornier Do 17 et 1 autre Junkers Ju 88). La nuit du 4 au 5 mai, il abattit au-dessus de Saint-André de l’Eure, trois He 111 en l’espace de quatre minutes! il finira la guerre avec 18 victoires homologuées, mais affirmera en avoir obtenu bien plus, en particulier pendant la bataille de France; les preuves ayant malencontreusement disparu dans la confusion du moment…
Maquette au 1/72 réalisée par Jérôme SEGRESTAA
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