F84F « Thunderstreak »

Le Republic F-84F Thunderstreak était un chasseur-bombardier américain à réaction, conçu par la société Republic Aviation. Initialement envisagé comme une évolution importante à ailes en flèche du F-84 Thunderjet à ailes droites, l’avion était en fait presque entièrement nouveau.

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Les F-84-F utilisés par les 1ère, 4èmeet 9èmeescadres de chasse ont assurés par roulement la surveillance de jour du ciel algérien à partir d’Ouargla puis de Boufarik.

Maquette réalisée par Jacques GAUDART

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 T6-G « Texan »

     C’est en 1937 que North Américain remporte le marché du futur appareil d’entrainementde l’USAF. L’avion fut baptisé AT6. Ce fut le début de la très longue carrière du AT6 que l’on appelait SNJ dans la Navy et Harvard en Angleterre. C’était un aéronef polyvalent qui a connu 260 versions différentes. La deuxième guerre mondiale ne fut qu’un épisode pour un zing que l’on employa partout dans le monde jusque dans les années 70.

Des maquettes

 Plusieurs générations de pilotes français serviront sur T.6 puisque les premiers entrèrent en service en 1939 dans l’armée de l’air et les derniers combattirent en Algérie de 1956 à 1961. 

 

Avion restauré dans les années 1970 à La Ferté Alais

Maquette réalisée par Henri GAUDART

 

Appui au sol pendant la guerre d’Algérie EALA 13/72  (1958)

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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AD-4N « Skyraider »

Le Skyraider est parfois qualifié de « véritable camion à bombes » tant il peut emporter d’armes. Son armement principal composé de quatre canons de calibre 20 mm et d’une charge offensive de 3 630 kg, soit 1,5 fois plus importante que celle du Boeing B-17 Flying Fortress, allant jusqu’à 6 350 kg au Viêt Nam lui conférait une large panoplie d’armes. Une rafale de trois secondes, avec l’ensemble de ses canons représente près de 150 obus tirés. Par ailleurs, cet armement s’est montré très efficace, très précis et très fiable.

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 Le BuAer123895 (Sferma n°110) codé 20-FX et affecté à l’EC 3/20 « Oranie » basé à cette époque sur la base aérienne 142 de Boufarik. Cet appareil terminera sa carrière le 3 novembre 1963 lorsque le Lt Marcel Rolland se posera sur le ventre. Il sera réformé le 18.08.1965 avant d’être cédé aux Domaines le 27.10.1965.

Maquette réalisée par Regis BIAUX

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 L19E « Bird Dog »

Dérivé de la famille des CESSNA 170, le modèle 305, ou L-19 dans la nomenclature de l’armée américaine, a effectué son premier vol en 1949. Son surnom de « Bird Dog – chien d’arrêt » a été choisi lors d’un concours organisé parmi les employés de la firme. Ce surnom a été retenu car le rôle de l’avion a été similaire à celui d’un chien de chasse : il devait trouver les positions ennemies, puis les signaler au commandement. Cependant, ce surnom n’a jamais été usité dans l’armée française.

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Lors des opérations en AFN, quasiment tous les pelotons présents sur le territoire ont été dotés de L-19E, sauf ceux qui ont conservé des PIPER L-21 et les unités présentes dans le Sud algérien dans lesquelles il a été remplacé par le NORD 3400. Les équipages, très souvent composés d’un sous-officier pilote et d’un officier observateur, ont évolué partout pour accomplir les multiples missions de reconnaissance, d’accompagnement de convois et de guidage des avions d’appui sol.  À la fin du conflit, hors accidents, 39 avions ont été notés détruits, souvent victimes de tirs venant du sol. À cela, il convient de noter que 52 membres d’équipage ont perdu la vie à bord.

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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T28 « Fennec »

Quand les premiers exemplaires furent assemblés en juillet 1959 et expédiés en Algérie les quelques vols d’essais réalisés sur les premiers avions avaient démontré l’excellent choix des militaires français. Non seulement le Sud-Aviation T28 Fennec emportait plus d’armement que les S.11 et T-6G mais en plus il possédait un rayon d’action 50% plus important tout en faisant beaucoup moins de bruit. Extérieurement peu de choses pouvaient différencier ce Sud-Aviation T28 Fennec d’un North American T-28 Trojan. Comme lui l’avion français était un monoplan à aile basse cantilever tout métal. Il avait conservé le train d’atterrissage tricycle escamotable et la verrière à ouverture par assistance électrique. C’est véritablement l’armement qui faisait la différence : deux nacelles pour deux mitrailleuses de calibre 12.7mm, paniers à 36 roquettes de 37mm ou à sept de 63mm fabriqués par Brandt, roquettes T.10 de 100mm, et bombes incendiaires de 125kg. Le tout pouvait être monté sous quatre points d’ancrage de voilure.

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Dès l’été 1960 les Sud-Aviation T28 Fennec avaient pris la relève de la plus part des S.11 et T-6G Texan. 

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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SIKORSKI H19 (S-55)

Très novateur pour l’époque, ce projet de la firme américaine SIKORSKY a présenté, entre autres, une cabine cargo isolée du poste de pilotage. Cela avait l’avantage de ne pas modifier le centrage quelque soit la charge emportée. Le premier vol a été effectué le 10 novembre 1949.
Dès la fin de l’année 1950, la société britannique WESTLAND a demandé puis obtenu la licence de sous traitance de ce qui a été nommé le WS55. Malheureusement, la France a demandé cette même licence qu’en 1953 et a donc essuyé un refus. La SNCASE (société nationale de construction du Sud-Est) a simplement été autorisée a effectuer le remontage des machines achetées.
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Les premiers S55 H19 A et B arrivèrent en Indochine fin 1953. Ils furent mis en oeuvre d’abord par l’Armée de l’Air puis, à partir de 1954, par l’ALAT au sein des 1ère et 2ème C.H.E.S. (Compagnies d’Hélicoptères d’Evacuations Sanitaires du G.F.H.I. (Groupement des Formations d’Hélicoptères en Indochine). Débarqués en avril 1955 en Algérie à la formation du G.H.2, ces Sikos, outre les évacuations sanitaires, pouvaient effectuer les missions de transport de matériels et de personnels interdites aux hélicoptères légers. L’idée vint alors d’utiliser l’hélicoptère pour le transport d’assaut, mettant à pied d’oeuvre des troupes fraîches pour combattre dans un terrain difficile. Ainsi les deux premiers S55 posaient, dès le 4 mai 1955, une compagnie de légionnaires sur le djebel Chelia (2328m), inaugurant la nouvelle tactique le l’héliportage.

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Maquette réalisée par Pascal DUCOS

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H34 ou S58

En France, pour faire face aux besoins de la guerre d’Algérie, Sud Aviation assembla 135 H-34 et en construisit 166 sous licence. Conçu comme chasseur de sous-marins, le H-34 fut principalement utilisé en tant qu’hélicoptère militaire de transport. Il fut largement employé par les Américains au Viêt-nam, sous l’appellation de « Choctaw », pour le transport de troupes. Il fut également utilisé par la France, en Algérie comme transport de troupes dans un premier temps. Il constituait alors une cible privilégiée. Cependant, la ténacité du Colonel Brunet en fit un hélicoptère d’appui au sol et d’assaut, surnommé « Pirate », équipé d’un armement lourd. Il devint alors moins vulnérable et beaucoup plus redouté.

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Inspirée de l’appareil acquis par le CELAG (aérodrome de Grenoble – Le Versoud), au début 1978 et restauré en état de marche. En 1994, il a été repeint aux couleurs des HSS-1 de la Marine Nationale. Antérieurement, il avait été exposé dans la cour de l’école des Pupilles de l’Air de Grenoble à partir de 1975 ( j’y étais et je suis même monté dedans ! ) où il y fut fortement dégradé. 

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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 H21 « Banane volante »

Aussi c’est donc bien les Français qui eurent l’idée de transporter plusieurs dizaines de fantassins ou de parachutistes à bord d’escadrilles complètes d’hélicoptères au plus près du point d’accrochage avec les forces ennemies. En plus cela se faisait souvent sous la protection machines légères types Alouette II et/ou Bell 47G armées de mitrailleuses et de paniers à roquettes. On ne parlait toutefois pas encore d’hélicoptères de combat. Rapidement les amiraux français comprirent l’intérêt de l’hélicoptère dans le déploiement de forces terrestres et amphibies. Il faut dire qu’ils étaient bien conseillés par quelques opiniâtres officiers qui plaidaient régulièrement la cause des voilures tournantes. Et c’est donc assez logiquement que l’Aviation Navale eut pour mission de créer sa propre unité de transport héliportée opérationnelle apte à être déployée sur le théâtre d’opérations en Algérie.

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Ce fut chose faite le 1er août 1956 avec la création de la Flottille 31F qui reprend en fait une partie des machines de la section hélicoptère de l’Escadrille 10S à savoir cinq Piasecki H-21C, surnommés affectueusement les « Bananes Volantes » par les pilotes de l’ALAT. Il faut dire que ce sont eux qui avaient initialement acquis ces hélices.

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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GRUMMAN TBM-3E « Avenger »

La 3S est la dernière unité qui en soit dotée et elle conservera ce type d’avion jusqu’en 1965. Les formations utilisatrices sont les suivantes : 4.F, 6.F, 9.F, 3.S, 5.S, 10.S, 15.S, 54.S, 56.S. Ces appareils seront utilisés en AFN principalement pour la surveillance de la navigation maritime (Surmar). Les TBM seront remplacés plus tard par les Breguet 1050 Alizé.

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Maquette réalisée par Philippe FOULON

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