MH 1521 « Broussard »

Le Max-Holste MH-1521 Broussard, conçu par l’ingénieur Max Holste, est un avion de liaison et d’observation principalement utilisé dans les armées françaises entre 1956 et 1993. Cet appareil particulièrement robuste, demandant peu d’entretien, pouvant opérer à partir de terrains non aménagés, peut être classé dans la catégorie des avions ADAC. Son concurrent est, à l’époque, le de Havilland Canada DHC-2 Beaver, auquel il est assez semblable.

Une maquette

Les Broussard militaires MH-1521M entrent en service dès 1957, ils participent à la guerre d’Algérie comme avion de liaison, d’observation, de transport de matériel et de blessés; l’un d’entre eux a été piloté par l’as français de la Seconde Guerre mondiale Pierre Clostermann qui évoque cette période dans un ouvrage intitulé « Appui-feu sur l’oued Hallaïl ».

Maquette réalisée par Jacques GAUDART

Pour en savoir plus 

 

MD315 « Flamant »

Le Dassault MD 311-312-315 Flamant est un avion militaire de liaison et d’entraînement développé par Dassault Aviation à la fin des années 1940. Il a été construit à 325 exemplaires, en service dans l’armée de l’Air française jusqu’en 1983, et également utilisé par quatre pays étrangers.

Une maquette

Les MD 311 et MD 315 de l’Armée de l’air française ont été engagés lors de la guerre d’Algérie, notamment pour des missions d’attaques, armés de mitrailleuses, bombes et roquettes. Quelques exemplaires ont emporté des missiles Nord SS.11. Six ont été déployés pour stopper le coup d’État de 1964 au Gabon.

Maquette réalisée par Jacques GAUDART

Pour en savoir plus 

 

 MS.1500 « Epervier »

L’Épervier avait été conçu pour les missions d’appui-feu dans les missions de lutte anti-guérilla. Il effectua son premier vol le . L’équipage était installé dans un cockpit spacieux, le pilote étant en place arrière. L’Épervier avait un domaine de vol étendu : de 40 à 250 noeuds (de 74 à 463 km/h) et supportait de forts facteurs de charge (de +10G à -4G), avec des capacités de voltige aérienne, mais aussi d’emport d’armement. Malgré ses bonnes performances, le North American T-28 « Fennec » , moins cher, lui fut préféré par l’Armée de l’air française pour les besoins de la guerre d’Algérie. 

Une maquette

Maquette réalisée par Dominique LEGUEN

Pour en savoir plus

 

NORD 1101 « Ramier »

Le Nord 1100 Noralpha est la version française du Messerschmitt Me 208, construite dans l’après-guerre par Nord-Aviation. Bien que certains moteurs de cette marque aient été construits par Salmson, il y avait des problèmes d’approvisionnement, ces moteurs étaient utilisés pour les MS 500. La solution fut alors trouvée avec l’utilisation du moteur Renault 6Q prévu pour équiper les Caudron « Simoun  » et « Goéland », ces moteurs déjà éprouvés et très fiables étaient stockés en quantité dès avant la guerre, l’occupant n’avait pas totalement utilisé ce stock et la fabrication n’était pas interrompue. Le moteur Argus fut donc remplacé très rapidement pour les appareils en construction par un moteur Renault 6Q10 de 240 chevaux.

Une maquette

Le nouvel appareil désigné « Nord 1100 » sera rapidement appelé « Noralpha » chez les civils et « Ramier » chez les militaires (sauf chez les marins). L’appareil équipé du moteur Renault 6Q10 fut modifié et amélioré et reçut la dénomination Nord 1101.

Maquette réalisée par Jacques GAUDART

Pour en savoir plus 

 

POTEZ 75

Envisagé à l’origine comme avion anti-chars sur les théâtres de conflits européens, il a volé pour la première fois le 10 juin 1953 et s’est aussitôt révélé comme un appareil dépassé, une sorte de survivance de la seconde guerre mondiale. Rejeté en tant qu’avion anti-chars, le P-75 fut proposé comme appareil d’appui au sol, d’attaque, d’observation et d’engin anti-insurrection, et testé en Algérie en 1956. Une pré-production de 15 exemplaires et une production de 100 ont été envisagées, mais aucun ne fut construit.

Une maquette

Maquette réalisée par Philipe MARTIN

Pour en savoir plus

 

SIPA S10-S11-S12

La SIPA, comme tous les constructeurs français, était alors placée sous la coupe des forces allemandes d’occupation. Ses ingénieurs et ouvriers reçurent donc les plans de l’Ar 396 et commencèrent la construction des trois premiers prototypes. A cette époque les personnels de la SIPA freinèrent des quatre fers l’usinage des avions allemands, surtout après le débarquement de Normandie, le 6 juin 1944. En outre, les craintes de sabotages étaient importantes, et fondées, de la part des Allemands. Du coup le premier prototype ne fut réellement fini pour son premier vol qu’après l’arrivée des Alliés dans la région, et donc la libération de Bourges.

Une maquette

En 1954, lorsque la guerre d’Algérie éclata le SIPA S.10 et ses dérivés figuraient parmi les principaux avions d’entraînement en service dans l’Armée de l’Air. Mais surtout cet avion avait démontré ses qualités de stabilité lors des tirs air-sol. C’est pourquoi les aviateurs français prirent la décision de les déployés en nombre en Afrique du nord. Armés de leurs mitrailleuses de calibre 7.5mm, mais également de bombes incendiaires de 50 kg, de bombes anti-personnel, ou encore de roquettes, ils furent employés dès les premières heures du conflit contre la résistance algérienne.

Maquette réalisée par Jacques GAUDART

Pour en savoir plus 

 

SNCASO S0-30 « Bretagne »

Sa conception débute en 1940 alors que la France est occupée. Il est conçu par une équipe d’ingénieurs que la SNCASO a replié à Cannes, en zone libre. C’est un bimoteur destiné au transport commercial, avec une cabine pour environ 40 passagers. La cabine est pressurisée, caractéristique encore très rare : le premier avion de ligne pressurisé, le Boeing 307, vient juste d’entrer en service aux États-Unis. Le prototype est construit pendant l’occupation et conservé à l’abri jusqu’à la Libération. Il vole en février 1945

Une maquette

C’est l’armée qui en fit la plus grosse commande avec 39 avions pour l’armée de l’air et 19 pour la marine nationale… en 1954, mais un peu moins furent livrés. Il fut en particulier utilisé pendant la guerre d’algérie jusqu’en 1962, moins médiatisé que les hélicoptères, il y joua pourtant un rôle non négligeable. Par la suite, l’usage le plus intensif en fut fait au CEV (Centre d’essais en vol). Le dernier fut réformé en 1971.

Cliquez sur la photo

Maquette réalisée par Pascal DUCOS

Pour en savoir plus 

 

Verified by MonsterInsights