DORNIER Do24

Après la libération, l’usine SCAN (ex CAMS) de Sartrouville, qui avait produit durant l’occupation près d’une cinquantaine de Dornier Do.24.T1 au bénéfice des Allemands, fut remise sur « rail » et repris la construction des hydravions Dornier 24, ce fut trente-neuf autres qui furent produit pour l’Aéronautique navale Française. Ils furent utilisés dès leurs mises en service au sein de l’escadrille 9.FTr (qui devient 30.S en 1946), puis à la flottille d’exploration 9.F, à l’escadrille 20.S du SAMAR et enfin à l’escadrille 53.S école de pilotage d’Hydravion. Ils ont été retirés du service en 1953, leur sort final n’est pas connu. Les fuselages étaient construits à Sartrouville, les ailes à Creil, et les plans fixes et les dérives à Caudebec en Cau.

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Maquette réalisée par Jean-Baptiste BORGHETTI

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Me 108 ou NORD 1002M « Pingouin »

Le Nord Pingouin était un Messerschmitt Bf 108 construit en France à partie de 1942 et remotorisé par la SNCAN. Il fut utilisé en France par l’armée de l’air et l’aéronavale jusqu’aux années 1960 tandis que certains avions furent maquillés pour représenter des Me 109 au cinéma. Avant la libération de la France, 170 Bf 108 ont été construits et la SNCAN a continué à construire l’avion, en utilisant des cellules récupérées de Bf 108, sous le nom de Nord 1000, et ce jusqu’à épuisement des stocks de moteurs Argus allemands.

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L’avion a ensuite été remotorisé avec un moteur Renault 6Q11, à six cylindres en ligne, développant 233 ch (174 kW) et a été désigné Nord 1001 Pingouin I. Une nouvelle version motorisée par une variante du Renault 6Q10 a été produite sous le nom de Nord 1002 Pingouin II. La production totale s’est élevée à 286 appareils. La Marine nationale a reçu 7 Nord 1000, 1 Nord 1001 et 54 Nord 1002M qui équipèrent les flottilles 5S, 10S, 51S et 52S en tant qu’avion de liaison.

Maquette réalisée par Jean-Baptiste BORGHETTI

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MS 470 « Vanneau »

Début 1943, une équipe d’ingénieurs de l’avionneur Morane-Saulnier reçu pour instruction du Ministère de l’Air de Vichy de concevoir un nouvel avion d’entrainement avancé destiné à la formation des jeunes pilotes allemands mais aussi de ceux provenant d’autres pays alliés des nazis comma par exemple de France ou d’Italie. Le constructeur désigna le nouvel avion MS.470 Vanneau. Mais en ces temps de fortes restrictions budgétaires l’étude, la conception, et la fabrication d’un nouvel avion devenait fortement problématique. C’est pourquoi les équipes de Morane-Saulnier prirent la décision que le nouvel avion reprendrait certains éléments d’avions existant déjà dans le catalogue du constructeur. Le MS.470 fut donc en partie basé sur le chasseur avorté MS.450. L’avion disposait d’un très original système d’escamotage du train d’atterrissage puisque ce dernier laissait dépasser quelque peu les roues afin d’amortir les chocs en cas d’atterrissage de fortune. Le prototype MS.470.01 effectua son premier vol le 22 décembre 1944, alors même que les installations du constructeur avaient été libérées par les Alliés.

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Cet avion ne cessa pas totalement de servir dans les unités de l’Armée de l’air puisqu’une trentaine d’entre eux furent envoyés en Algérie jusqu’à la fin de la guerre d’indépendance en 1962. Les Vanneau y remplirent quelques missions de reconnaissance diurne et d’appui tactique rapproché. Le Vanneau n’excella pas autant que pour l’entrainement.

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Maquette réalisée par Pascal DUCOS

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FW190 (NC900)

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Lorsque le nombre de Yak-3 fut trop faible pour constituer une unité de combat, le « Normandie-Niémen » utilisa des SNCAC NC.900, dénomination française du Focke-Wulf Fw 190 dont une usine avait été installée en France par les Allemands. Cela posa problème à certains pilotes qui avaient vu leurs frères d’armes abattus par des Fw 190 de la Jagdgeschwader 51.

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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SNCAC NC701 / NC702 « Martinet »

Parmi tous les constructeurs réquisitionné on retrouve la Société Nationale de Construction Aéronautique du Centre qui va notamment devoir assemblé le petit bimoteur de transport et de servitude Siebel Si 204. Une fois la paix revenue c’est comme dommage de guerre qu’il sera usiné sous la désignation de NC.701 et NC.702 Martinet.

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C’est en 1946 que la Marine Nationale réceptionna son premier exemplaire. Il s’agissait d’un NC.701 d’entraînement. Sur les quarante-cinq Martinet qui volèrent sous la cocarde au hameçon on retrouvait douze NC.702 de liaisons et d’évacuation sanitaire. Cette dernière mission était le fruit d’une série de modifications réalisées par l’aéronavale elle-même.
 Au sein de celle ci ce sont les Escadrilles 1S, 2S, et 11S qui utilisèrent ce bimoteur, principalement de la base de Saint Mandrier près de Toulon.

NC 701 escadrille 3S à Cuers en 1947

 

NC 702 BAN de Bizerte en 1950

Maquettes réalisées par Jean-Baptiste BORGHETTI

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JUNKERS 188

Le Ju.188 était un développement du Ju.88, prévu pour assurer l’intérim jusqu’à l’entrée en service (qui n’arrivera jamais) de bombardiers plus avancés. Il disposait d’un nez redessinné, d’ailes plus longues, d’une dérive et de stabilisateurs agrandis. En fonction de la version, il était motorisé par un moteur en étoile BMW 801 ou un moteur en ligne Jumo 213. Les versions S et T, dotées de cabines pressurisées mais dépourvues d’armement défensif, ont servit de base au Ju.388. 1 036 exemplaires furent construits, avec une majorité de modèles D et F de reconnaissance.

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Après la guerre, l’armée de l’air française utilisa 5 Junkers 188  réparés par la SNCASE et utilisés par la 10S basée au Luc. Ils sont dotés du même moteur que les avions amphibies Nord Aviation N.1402 « Noroit » pour des tests de moteurs à pistons BMW de 1700cv, de moteurs à réaction et d’armes guidées.

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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