Pendant la guerre froide, la principale menace était l’URSS, conduisant le Japon à orienter ses défenses vers le nord de l’archipel, où un contentieux relatif aux îles Kouriles et Sakhaline persiste depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La défection de Viktor Belenko, qui atterrit le  sur l’aéroport de Hakodate à bord d’un Mig-25 après un vol de 990 km sans être détecté, lui fit développer un programme de système de détection et de commandement aéroporté.

 

MITSUBISHI F-4EJ « Phantom »

Une maquette

 En 1968, le Japon acheta un total de 140 F-4EJ Phantom non ravitaillables en vol. La paire initiale de la chaîne de production de St Louis, Missouri, a atterri au Japon le . Mitsubishi construisit les 138 autres sous licence au Japon et 14 RF-4E de reconnaissance non armés ont été importés. Parmi ceux-ci, 96 F-4EJ ont depuis été modifiés vers le standard F-4EJ Kai entré en service en 1974. 15 F-4EJ ont été convertis en avions de reconnaissance RF-4EJ, avec des améliorations similaires à celles du F-4EJ Kai. En 2007, le Japon avait annoncé son intérêt pour l’Eurofighter Typhoon, afin de remplacer ses F-4EJ Phantom, mais s’est décidé en  pour le F-35 américain. Le Japon dispose d’une flotte de 72 F-4 en service début 2019 qui sont retirés des premières lignes le . Les trois ultimes F-4EJ, dont le premier reçu en 1971, sont retirés le .

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Maquette réalisée par Alain COUROUGE

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