BOMBARDEMENT
AMIOT 143
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Bien que dépassés, 87 de ces appareils équipent encore les Groupes de Bombardement à la Mobilisation. Face à leur extrème vulnérabilité, les AMIOT 143M furent très vite réservés à des missions nocturnes, mais devant l’urgence de la situation, certaines missions ont été effectuées de jour, comme celle de Sedan le 14 Mai 1940 qui se solda « seulement » par la perte de trois appareils.
Après l’Armistice, on rescense 52 Amiot 143 en Zone libre et 25 en Afrique du nord. En métrople, ces appareils sont utilisés jusqu’en 1941, date à laquelle ils sont remplacés par des LéO 451. En AFN, ils sont encore utilisés pendant la campagne de Syrie de Mai à Juillet 1941, puis sont utilisés pour des missions de transport.au sein du GT III/15. Lors de l’invasion de la zone Libre, il ne restait que 11 Amiot 143 en métropole dont seulement 3 en état de vol. En AFN, le dernier appareil fut retiré du service en Février 1944.
Maquette HELLER au 1/72 réalisée par Philippe FOULON
Pour en savoir plus
- Amiot 143 — Wikipédia (wikipedia.org)
- Rod’s WarBirds (vvsregiaavions.com)
- Amiot-143 (passionair1940.fr)
- L’Amiot 143 N°82 – YouTube
AMIOT 351
Le prototype Amiot 340 débuta ses essais le après avoir reçu de nouveaux moteurs Gnome et Rhône de 1 020 ch sous des capots-moteurs redessinés réduisant la trainée, et un empennage bi-dérive, les stabilisateurs étant affectés d’un dièdre assez important. Un poste était également aménagé en arrière de la soute ventrale pour un mitrailleur arrière, mais aucun armement n’était installé. Devenu Amiot 351 no 01, il fut accidenté le et ne reprit l’air qu’après le début de la guerre, versé au GR I/33 pour évaluation comme appareil de reconnaissance par rapport au Potez 637. La complexité de la production, les grèves et les inévitables défauts de jeunesse des avions firent que seuls 17 Amiot 351 et 40 Amiot 354 étaient livrés en mai 1940.
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La première mission de guerre eut lieu dans la nuit du 12 au , un appareil du GB I/34 effectuant une reconnaissance non armée dans la région de Maastricht. Dans la nuit du 16 au eut lieu la première reconnaissance armée.
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Maquette réalisée par Pascal DUCOS
Pour en savoir plus
- Amiot séries 340, 350 et 370 — Wikipédia
- Amiot-354
- Amiot Am.351/354 — avionslegendaires.net
- Amiot 351: Why Did France’s « Best » Bomber Fail? – YouTube
BLOCH 210
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A la déclaration de guerre, 238 MB210 équipent encore les groupes de Bombardement. Dépassé comme les MB200 ou les Amiot 143, il est retiré du service dès Septembre 1939, mais le manque d’appareils plus modernes obligera certaines unités à continuer à combattre avec ces machines.
A l’Armistice, on rescensera encore 120 Bloch MB210 en service. Ils seront dès lors cantonnés dans des rôles de remorquages de cibles, ou comme avion d’instruction. Lors de l’invasion de la zone Libre, les Allemands saisiront les 37 derniers exemplaires encore actifs.
Maquette HELLER au 1/72 réalisée par Philippe FOULON
Pour en savoir plus
- Bloch-210 (passionair1940.fr)
- Bloch MB.210 — Wikipédia
- Bloch MB 210 (aviationsmilitaires.net)
- Bloch MB-210 bombing training – YouTube
LeO 451
Le LeO 451 a été dessiné par l’ingénieur français Pierre Mercier. L’avion était l’un des seuls bombardiers français, avec l’Amiot 354, de conception moderne en 1939 lors de l’entrée en guerre de la France. Il fut le bombardier moyen le plus rapide de sa génération, plus rapide que les bombardiers allemands de même catégorie tels que les Dornier Do 17K, Heinkel He 111E et Junkers Ju 88A.
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À la déclaration de guerre, seuls 22 exemplaires avaient été livrés et dix pris en compte par l’Armée de l’air. Il fut alors affecté à une unité chargée de son évaluation en conditions opérationnelles et effectua des reconnaissances au-dessus de l’Allemagne. Au , 222 LéO 451 avaient été livrés, mais seuls 54 étaient opérationnels: les autres étaient en cours de réparation ou de modifications. Dix appareils des GB I/12 et II/12 effectuèrent un raid dès le 11 mai, mais furent utilisés à basse altitude alors qu’il s’agit d’un appareil de moyenne altitude (5 000 mètres). Un fut abattu et huit autres endommagés. Bien que rapide pour un appareil français (sa vitesse de croisière, avec 420 km/h, était excellente en 1940), il était plus lent que les Bf 109 et Bf 110.
Maquette HELLER au 1/72 réalisée par Pascal DUCOS
Pour en savoir plus
- Lioré et Olivier LeO 451 — Wikipédia (wikipedia.org)
- Leo-451 (passionair1940.fr)
- Lioré et Olivier LeO.451 – YouTube
- Production of a bomber Liore et Olivier LeO 451. France 1940. – YouTube
BREGUET Br 693
Développé initialement comme chasseur lourd en 1934 il se vit préférer le Potez 630. Breguet le représenta comme avion d’assaut-bombardement biplace. Il fut commandé à 100 Br 691 à moteurs Hispano-Suiza (75 auront été pris en compte avant l’armistice) puis 426 exemplaires du Br 693 en 1938 (128 pris en compte). Facile à piloter, maniable il présentait néanmoins des défauts majeurs pour le rôle qu’il eut à tenir (le bombardement en vol rasant à basse altitude): fragilité structurelle du train d’atterrissage, moteurs ne délivrant leur maximum de puissance qu’à 4400m d’altitude et surtout absence quasi totale de blindage et absence de réservoirs auto-obturants.
Les escadrilles équipées de Br693 eurent les pertes les plus lourdes de l’aviation française pendant la campagne de France. Les résultats obtenus ont parfois été significatifs mais au prix de 50% des effectifs et 63% des appareils, toutes cause confondues. La première mission de bombardement, sur la route de Tongres à St Trond en Belgique, le 12 mai 1940, vit la perte de 10 appareils sur les 18 engagés!
Le courage des pilotes et des mitrailleurs a été remarquable. Certains équipages ont été descendus 2 fois voire 3 fois en quelques jours et n’ont jamais refusé de repartir en mission !
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GBA II/54, 3ème escadrille
Maquette AZUR au 1/72 réalisée par Marc GERSON
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FARMAN 223.4 « jules Verne »
Les trois F.223.4 d’Air France sont réquisitionnés en 1939 et incorporés dans l’aéronautique navale au sein de l’escadrille E5. L’un d’entre eux, le F.223 no 4 « Jules Verne », est converti en bombardier. Dans la nuit du 10 au 11 mai, lors du déclenchement de la Blitzkrieg, il bombarde des ponts de Maastricht. Les nuits suivantes, des missions sur Walcheren, Aix-la-Chapelle, Flessingue et Anvers sont effectuées. Le 3 juin, le F.233 exécute en mer une longue mission pour protéger et éclairer la route du paquebot Ville d’Oran parti du Verdon pour Casablanca avec un important chargement, les réserves d’or de la Banque de France. Le 7 juin, le F.223 sous le commandement du capitaine de corvette Henri-Laurent Daillière décolle de l’aéroport de Mérignac, met le cap vers le Nord, survole ensuite les côtes néerlandaises et danoises à la nuit tombée, puis la Baltique, et, aux environs de minuit, largue huit bombes de 250 kg et 80 autres de 10 kg sur les faubourgs de Berlin (des cibles militaires) qui est pour la première fois bombardé.
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Maquette AZUR au 1/72 réalisée par Benoit LANGANAY
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CAPRONI CA.313
Le client principal était la Regia Aeronautica (force aérienne italienne), mais de nombreux avions ont été commandés par d’autres pays. La France a commandé 200 machines et la Grande-Bretagne 300. Sur ces 500, seules cinq unités Ca.313F ont été livrées à la France avant l’entrée de l’Italie dans la Seconde Guerre mondiale .
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Maquette ITALERI au 1/72, réalisée par Philippe FOULON
Pour en savoir plus
- Caproni Ca.313 – Wikipedia
- Italian reconnaissance aircraft Caproni Ca.311 – YouTube
- Caproni Ca 313 (B 16/S 16) – Flygvapenmuseum Linköping (1/3) – YouTube
HANRIOT 232
L’Armée de l’air commande 57 exemplaires dont le premier appareil sera livré en janvier 1940. Ils seront versés à la 51° et 54° escadre de bombardement. Au sein de ces unités, ils assureront la formation des pilotes qui iront combattre sur les avions d’assaut Breguet 693. A l’Armistice, 35 appareils auront été livrés. Sur les terrains abandonnés, les Allemands récupèrent quelques H232, dont trois seront vendus à la Finlande en Juillet 1941.Lors de l’invasion de la zone libre, en novembre 1942, les Allemands saisiront une vingtaine d’appareils qui, repeint aux couleurs de l’occupant, formeront quelques temps les pilotes allemands dans l’école d’Istres avant d’être ferraillés.
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Maquette réalisée par Pierre JUSTE
Pour en savoir plus
Hanriot-232 (passionair1940.fr)
DOUGLAS DB7
Bien que la première démonstration du Model 7B sur la base de El Segundo se soit terminée par un crash, la commission d’achat française fut suffisamment impressionnée par cet appareil pour passer une commande, le 4 février 1939, de 100 unités équipées de moteurs turbocompressés Pratt & Whitney de 1 000 ch. Le contrat 649/9 stipule que les livraisons doivent être terminées au plus tard le 31 janvier 1940. Le 14 octobre 1939, l’armée de l’air commanda certaines modifications pour 100 unités supplémentaires (dérive agrandie et moteurs Wright R-2600-AB Twin Cyclone de 1 600 ch) que Douglas désigna en version DB-7A.
Un mois après l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale (soit le 20 octobre 1939), la commande initiale de DB-7 (pour Douglas Bomber no 7) fut augmentée de 170 appareils supplémentaires motorisés avec des Pratt & Whitney R-1830-S3C4-G Twin Wasps de 1 100 ch utilisant un turbocompresseur à double étage et des injecteurs Stromberg.
Alors que les premières livraisons étaient prévues en juin 1939, les premiers exemplaires ne furent disponibles qu’à partir de novembre. Du fait de la saturation du port de Caen et de sa proximité avec le front, l’assemblage des premiers appareils fut confié à l’Atelier Industriel de l’Air (AIA) de Casablanca. La chaine de montage ne devint fonctionnelle qu’à partir du mois de janvier 1940. Entre novembre 1939 et juin 1940, 116 appareils furent livrés à Casablanca. Mais seulement 99 avaient été pris en compte par l’Entrepôt de l’Armée de l’Air 301 (EAA-301) de Châteaudun avant l’armistice du 25 juin 1940. Le premier appareil est réceptionné le 5 mars 1940 alors que l’état-major avait prévu de la transformation complète de 5 groupes de bombardement (GB I/19, II/19, II/61, I/32, et II/32) de Bloch MB.200-MB.210 au DB-7 pour fin janvier.
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Le 3 avril 1940, 5 DB-7 sont acheminés à Médiouna pour former les premiers équipages des GBI/19 et II/19 alors basés à Kalaa-Djerba. À la suite de problèmes d’approvisionnement pour l’équipement de navigation (radio, masque etc.) et d’armement, il faudra attendre le 16 mai pour que les deux groupes voient leur effectif de 13 appareils chacun au complet. Le troisième groupe prévu, le GB II/61 de Biskra, est transformé à Médiouna à partir du 1er mai 1940 et touche son 13e appareil (no 50) le 5 juin.
Maquette HIGH PLANES au 1/72 réalisée par Philippe FOULON
Pour en savoir plus
- Douglas-DB7
- Douglas A-20 Havoc — Wikipédia
- DB-7 français – Le blog de Avions de la Guerre d’Algérie
- Douglas A-20 Havoc – DB-7 Boston-Youtube
- Fana de l’Aviation n°433 et 434
RECONNAISSANCE
BREGUET 270
L’armée de l’air française a commandé 85 Breguet 270 en 1930. En 1932, 45 Breguet 271, avec un moteur plus puissant de 650 ch et une charge d’emport plus lourde ont été commandés. Les anciens Breguet 270 ont été modifiés pour le transport de personnalités.
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Au début des hostilités, le Breguet 27 est présent dans neufs GAO (Groupe Aérien d’Observation). Quoique démodés, ils effectueront des missions de reconnaissance au dessus des lignes ennemies mais seront progressivement retirés des conbats au rythme de l’arrivée des nouveaux appareils (Potez 63-11). Au 10 Mai 1940, il subsiste encore des Breguet 27 en première ligne, et à l’Armisitice 49 appareils seront encore recensés. Ils seront rapidement réformés.
Maquette réalisée par Philippe MARTIN
Pour en savoir plus
Mureaux 113/115/117
Des maquettes
Au déclenchement du conflit, environ 221 Mureaux (28 Mureaux 113, 100 Mureaux 115 et 93 Mureaux 117) étaient répartis dans les GAO (Groupe aérien d’Observation) ou écoles. C’est d’ailleurs un Mureaux 115 du GAO 553 qui fut le premier appareil Français abattu le 8 septembre 1939. Devant la vulnérabilité de ce type d’appareil, leur utilisation en mission fut rapidement limitée en attendant l’arrivée de bimoteurs plus modernes tels que les Potez 63-11. Mais les retards dans les livraisons de ces nouveaux appareils obligèrent les unités de reconnaissance à maintenir en service quelques Mureaux. Plus de 170 appareils disparurent dans la tourmente et à l’Armistice, on ne dénombrait plus que 58 appareils recensés sur différents terrains : 5 Mureaux 113, 36 Mureaux 115 et 12 Mureaux 117. Ils seront tous ferraillés.
Mureaux 115 du GAO 1/520 .
Mureaux 113 en Mai 1940
Maquettes HELLER au 1/72 réalisées par Philippe FOULON
Mureaux 117 du GAO 515 en 1938
Maquettes réalisées par Pierre JUSTE
Pour en savoir plus
- Mureaux-115 (passionair1940.fr)
- ANF Les Mureaux 115 — Wikipédia (wikipedia.org)
- ANF Les Mureaux 115 / 117 – avionslegendaires.net
POTEZ 540
Le Potez 540 est un multiplace de combat français de l’entre-deux-guerres, qui symbolise l’application à la française des théories du célèbre général italien Giulio Douhet. Utilisé durant la guerre civile espagnole par une escadrille internationale commandée par André Malraux, il était encore employé au début de la Seconde Guerre mondiale par l’armée de l’air française comme avion de reconnaissance.
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Maquette réalisée par Philippe FOULON
Pour en savoir plus
- Potez-540 (passionair1940.fr)
- Potez 540 — Wikipédia (wikipedia.org)
- Le POTEZ 54 – YouTube
- Spanish Republican Air Force Potez 540 – YouTube
- French reconnaissance bomber Potez 540 – YouTube
POTEZ 637
Le Potez 637A-3 est un triplace de reconnaissance doté d’une gondole vitrée sous le fuselage. La soute à bombes a été modifiée par rapport au 633 pour recevoir l’équipement photo (photo verticale) et la gondole. L’appareil vola pour la première fois à la fin de l’été 1938. 60 exemplaires sont commandés en Aout 1938 par l »Armée de l’Air avant même que le premier vol n’ai eu lieu (Octobre 1938). Les Potez 637 qui seront répartis dans les GR (Groupe de Reconnaissance) vont remplacer les Potez 542, maintenant démodés. Ils serviront d’avions de transition en attendant l’arrivée des potez 63-11.
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Au début des hostilités, seuls ces Potez 637 auront le droit de survoler le territoire ennemi : les autres types d’appareils présents dans les GR, tels que les Bloch 131, Potez 542 ou même Potez 25 sont bien trop vulnérables comme le montreront les premières pertes. A partir de Novembre 1939, les Potez 637 sont peu à peu remplacés par les Potez 63.11 et au déclenchement de l’attaque Allemande, le 10 Mai 1940, il ne subsistait quasiment aucun Potez 637 en unité.
Cliquez sur la photo pour en voir plus
Maquette réalisée par Pascal DUCOS
Pour en savoir plus
- Potez 630 — Wikipédia
- Potez-637-passionair1940
- Potez 637
- L’absurdité du Potez 63 : Chassé par ses alliés, ignoré par ses ennemis
POTEZ 63-11
Dérivé du Potez 631et répondant au programme A3 pour un appareil de reconnaissance, le fuselage était plus haut, ce qui entraînait une vitesse maximale et une maniabilité moindres car le pilote devait être assis au-dessus de l’observateur. Comme ces homologues étrangers, le Potez 63.11 se montra vulnérable, bien qu’il fût équipé de blindage et d’une couche auto obturante basique autour des réservoirs de carburant. L’armement frontal était à la base composé d’une, puis de trois MAC 34 sous le nez ; plusieurs P.63.11 reçurent les mêmes mitrailleuses additionnelles en gondoles dans les ailes que les Potez 631. Ce surcroît d’armement alourdissait l’appareil et grevait ses performances ; en revanche, l’armement arrière n’avait pas été modifié, ce qui fut déploré.
Des maquettes
Les équipages de Potez 63-11 paieront un lourd tribut pendant la Campagne de France. Les appareils s’enfoncent loin en territoire ennemi pour effectuer de longues missions de reconnaissance, trop souvent seuls, sans couverture de chasse. Beaucoup succomberont sous l’assaut de plusieurs ME109.
Maquette HELLER au 1/72 réalisée par Philippe FOULON
Pour en savoir plus
- Potez-63-11 (passionair1940.fr)
- Potez 630 — Wikipédia (wikipedia.org)
- Potez 63 et dérivés – YouTube
- Potez 63-11 – Vidéo Dailymotion
BLOCH 174
La production avait été lancée en novembre 1939 à l’usine SNCASO de Bordeaux-Mérignac, mais en raison des modifications apportées aux avions durant leur développement les 20 premiers MB.174 ne furent acceptés par l’armée de l’air qu’en février 1940 et mis en service en mars 1940 au groupe de reconnaissance stratégique GR II/33. 56 exemplaires furent livrés jusqu’au 22 juin 1940. En opérations ce bimoteur se révéla capable de distancer les meilleurs chasseurs allemands alors en service et 4 MB.174 seulement furent perdus à l’ennemi durant la bataille de France.
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Maquette HELLER au 1/72 réalisée par Philippe FOULON
Pour en savoir plus
- Bloch MB.170 à MB.178 — Wikipédia (wikipedia.org)
- Bloch-174 (passionair1940.fr)
- Escadron de drones 2/33 Savoie — Wikipédia
- L’aviation selon Drix: Le Bloch 174 / 175, excellent, mais tellement retardé…
BLOCH 131
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A l’entrée en guerre, les premières missions font rapidement apparaitre que le MB131 est dépassé, et il n’est plus utilisé que de nuit en attendant d’être remplacé par des Potez 63-11 plus modernes. En mai 1940, il n’y avait plus aucun MB131 en première ligne, excepté au GR 61 basé en AFN. Après l’Armisitce, certains exemplaires furent transformés en remorqueur de cible.
Maquette HELLER au 1/72 réalisée par Philippe FOULON
Pour en savoir plus
- Bloch-131 (passionair1940.fr)
- Bloch MB.131 — Wikipédia (wikipedia.org)
- MB 130-136 : origines, caractéristiques et performances (dassault-aviation.com)
LIAISON, ENTRAINEMENT
CAUDRON C635M « Simoun »
L’appareil interessa l’Armée de l’Air qui commanda le Simoun dans la version militaire C635M, comme avion de liaison et d’entrainement pour les écoles de pilotage. Au moment de l’attaque Allemande, le 10 mai 1940, près de 500 exemplaires avaient été livrés sur les 650 commandés. A ceux-ci, il faut rajouter les Caudrons « civils » réquisitionnés à partir de Septembre 1939.
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Section Servitude Sidi Ahmed , BIZERTE
Maquette réalisée par Jean-Baptiste BORGHETTI
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NARDI FN.305
Le Nardi FN.305 était un avion d’entraînement militaire conçu en Italie dans l’entre-deux-guerres par la S.A. Nardi per Costruzioni Aeronautiche. Il rencontra un grand succès commercial, et fut fabriqué par plusieurs sous-traitants dans son pays d’origine, ainsi que sous licence à l’étranger. Il servit dans de nombreux pays durant la Seconde Guerre mondiale, et certains avions volaient encore après le conflit.
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l’Armée de l’Air acheta un lot de 300 avions pour des missions d’entraînement intermédiaire et avancé. La France devenait donc un client plus important que l’Italie elle-même. L’Italie fasciste n’était officiellement pas en guerre avec la France à ce moment là mais son allié nazi voyait d’un mauvais œil des livraisons d’avions militaires à cet ennemi. Aussi dès janvier 1940 les livraisons de Nardi FN.305A furent arrêtées. L’Armée de l’Air comptait alors 38 avions. Finalement les trois frères réussirent encore à livrer trois avions supplémentaires avant que l’Italie et la France ne deviennent officiellement ennemies au printemps 1940. L’Armée de l’Air n’utilisa donc que 41 avions de ce type sur les 300 commandés. Il est à signaler qu’une dizaine de ces machines fut convoyée jusqu’en Allemagne et réquisitionnée par la Luftwaffe. Ils furent utilisés, une fois leur armement déposé, pour le remorquage de planeurs d’entraînement.
Maquette AZUR réalisée par Pascal DUCOS
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